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DANS LE RETRO : histoires de derny et de motos


PLUS DE 2 000 VISITEURS POUR ADIEU PISTARD ! N'OUBLIONS PAS MICHEL SCOB HOMMAGE A CE GRAND SERVITEUR DE LA PISTE ET DU DEMI-FOND

 

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SCOB  Michel SCOB CM 1967  Collection Etienne HAREL_crop_crop - Copie.jpg


  

1 600 visiteurs et plus à ce jour pour  cet article,

et j'attends encore d'autres témoignages,

tout en remerciant chaleureusement ceux qui m'ont fait le plaisir d'en apporter ...

 

La mémoire de ce grand Monsieur que fût Michel Scob mérite ce vrai travail de mémoire 

 

Utilisez donc pour ce faire la rubrique "Commentaires" située en dessous de cet article.

 

 A SIGNATURE BOOK NLLE EDITION - Copie - Copie.jpg A SIGNATURE LA COUVERTURE Couverture Image (2) - W Copie 1 - Copie - Copie - Copie - Copie.jpg

 

 

Introduction : mon ami Etienne Harel, animateur de la brillante revue " Cycl' Hist " m'a autorisé à reproduire dans notre site le magnifique papier écrit par lui à la mort de Michel Scob, dont Derny Europa Cup vient de célébrer la mémoire à l'occasion de l'édition du palmarès des championnats de France de demi-fond pour la période 1960-1969.

 

Vous qui avez connu ce Grand Monsieur de la piste, n'hésitez pas à partager vos souvenirs (et documents, le cas échéant)  à son sujet sur notre site, en utilisant la rubrique "commentaires" située sous cet article, comme l'ont déjà fait des membres du blog.

 

Chilly-Mazarin, le 4 Juin 2014.

 

 

Nota : pour toute reproduction -même partielle - de ce travail,

 

 

 

il devra être mentionné le nom des auteurs et du site internet STAYER FR

 

 


ADIEU PISTARD

d'Etienne Harel, à la mémoire de Michel Scob

 

 

Michel Scob est décédé le 7 septembre dernier, à l'âge de soixante ans. Il n'avait été, dans les années cinquante à soixante-dix, qu'un "petit coureur", selon ses propres termes. Mais il avait acquis, au-delà de son modeste palmarès, un statut qui lui a valu - vingt ans après avoir dû mettre fin à sa carrière et malgré le terrible handicap qui le tenait immobilisé - d'être considéré par "Vélo Magazine" comme l'un des cent personnages-clés du cyclisme français en 1994.

 

UN AMOUR FOU

 

Il vouait à la piste un amour fou, et savait en parler comme personne. Sa profonde connaissance du sujet,  la passion mise dans ses propos, l'acuité de ses jugements et l'originalité de sa culture faisaient d'une conversation avec MichelScob un très riche moment.

 

Michel affirmait volontiers la supériorité du pistard sur le routier. Donnant par exemple, notamment, le grand Koblet. Le bel Hugo, avant de dominer tout son monde sur les routes, y compris les plus pentues, n'avait-il pas été "enfant de la piste" ? Ayant brillé dans le domaine de la poursuite et gagné des Six Jours avant de remporter Giro d'Italia et Tour de France.

 

Les qualités de bon pistard sont les qualités cyclistes par excellence, des qualités fondamentales, qui l'autorisent - s'il le veut vraiment - à s'adapter à tout, et même aux plus mauvais des pavés. D'autant que sa formation l'amène à cultiver la souplesse, l'adresse ... La piste est un lieu où s'observe la classe à l'état pur.C 'est le domaine de la vélocité, vertu première. Le reste suit.

 

Le reste suit, comme l'endurance,  qui se cultive, et le courage. Le pistard n'a pas, en la matière, de leçon à recevoir du routier. Et Michel de rapporter le point de vue de Dominique Forlini, comme quoi le Tour de France n'a rien à voir en difficulté avec un Six Jours allemand - un Forlini à même de comparer puisque vainqueur la même année des Six Jours de Berlin et de deux étapes du Tour. Et Michel de rapporter aussi l'expression de Roger Godeau, comme quoi il était méconnaissable, y compris pour sa mère, après les efforts consentis pour boucler ses premiers Six Jours de Paris.

 

 Du temps où les pistards constatent de visu qu'ils remplissent les vélodromes, ces gens-là, conscients de leur valeur, exigent d'être bien payés - et plus d'une fois se retrouvent en conflit avec les directeurs de vélodromes. Des directeurs économes de leurs deniers et enclins à tenter de remplacer les artistes de la piste par des routiers - les routiers acceptant des cachets inférieurs à ceux des pistards parce-que déjà pourvu d'un fixe mensuel par leur marque de cycles pour leur activité sur l'asphalte. Oui mais, dans l'ensemble, les routiers ne sont pas en mesure d'assurer convenablement le spectacle ... Car c'est un métier de faire vibrer la foule au rythme d'une américaine, ou dans la manche courue derrière derny d'un omnium ... Et Michel de fustiger telle vedette de la route associée à un pistard dans un Six-Jours - routier dont l'équipier pistard doit réparer les erreurs ou les insuffisances à longueur de temps. Michel avait à cœur de remettre certaines pendules à l'heure, ses propos avaient la saveur et le poids du vécu ...

 

S'IL N'EN RESTE QU'UN

 

 Jeune adolescent, Michel passe déjà une bonne partie de son temps au Vél' d'Hiv' et dans ses coulisses. Il propose ses services et il est garçon de courses de l'un ou de  l'autre - comme il se fera, quelques années plus tard, dans les mêmes lieux, mécanicien pour arrondir ses fins de mois d'étudiant. Tôt plongé dans le bain, il est tout de suite en situation d'être bien informé - et mis au courant de quelques arrangements ....

 

Après s'être essayé un temps à la boxe, il s'exerce à son tour sur les pistes et, à quelques jours de ses vingt ans, réussit, au Vel d'Hiv', la performance dont il dira, une trentaine d'années plus tard, être le plus fier : Michel obtient, en Mars 1955, en prologue des Six Jours, la seconde place dans la grande finale de la Médaille, derrière Lepage. Une seconde place pour meilleur souvenir ? Oui, car être second de la Médaille signifie avoir devancé des dizaines et des dizaines d'autres jeunes coureurs dans les différentes phases d'une compétition étalée sur plusieurs mois. La Médaille c'est, depuis les années Vingt, une épreuve de prospection irremplaçable : qui atteint la Grande Finale peut envisager un avenir de pistard.

 

Michel, qui est l'un des très rares bacheliers du cyclisme dans ces années-là, entame des études médicales, tout en continuant de courir. Mais il s'avère bientôt qu'il ne pourra plus courir au Vel d'Hiv', livré en Mai 1959 à la pioche des démolisseurs - ses propriétaires ayant préféré les investissements immobiliers. Fin d'une époque pour Paris. Fin d'une jeunesse pour Michel ...

 

En Juillet 1960, à Vichy, Michel inscrit son nom au palmarès du championnat de France de vitesse des amateurs. Il interrompt, pour ce faire, la série de succès tricolores d'André Gruchet, qu'il bat en finale en deux manches.

 

Il n'y a plus de Vel d'Hiv' et c'est une catastrophe pour nos pistards ... Mais il y a Jean Leulliot, indomptable "volcan à idées" du cyclisme français, qui relève le défi. Monsieur Jean fait construire une remarquable petite  piste en bois, démontable, qu'il envisage, pour pallier l'absence de vélodromes d'hiver en France, de dresser en plusieurs endroits du territoire chaque hiver, pour y faire disputer des Six Jours ! 

 

Peu après la disparition du Vel d'Hiv', bien des pistards ont mis un terme à leur carrière : c'est le cas d'un Senfftleben ou d'un Blusson. Mais il y Scob, que Leulliot va solliciter : "J'ai besoin de garçons comme toi -lui dit-il en substance - pour remplacer les anciens. Tu auras mes Six Jours à courir, plusieurs chaque hiver".

 

Alors Michel passe professionnel pour disputer sans tarder, sur la piste de Jean Leulliot installée dans les locaux de la Foire Internationale, les premiers (et uniques) Six Jours de Lille, en Décembre 1960. Avec Thomas pour équipier, il se classe septième à deux tours des vainqueurs, les Australiens Tressider et Murray. L'épreuve ne rencontre, hélas, qu'un succès mitigé auprès du public, en raison principalement, à ce qu'il semble, d'une température trop froide dans une salle mal chauffée. Un journaliste se permet ce mot : "Un four dans une glacière ..."

 

L'épreuve prévue à Lyon sur la même piste est annulée. Puis l'installation, un moment sérieusement envisagée, de la piste en gare parisienne d'Orsay, alors désaffectée, capote finalement. Michel soupçonne d'ailleurs certains anciens responsables du Vel d'Hiv' d'être pour quelque chose dans l'échec du projet ...

 

Michel se trouve, à vingt-cinq ans, dans l'étrange situation d'un homme qui se lance dans la carrière au moment où s'évanouit la micro-société au sein de laquelle il entendait s'exprimer pleinement. Mais la passion est là, et s'il n'en reste qu'un, ce sera lui !

Ainsi Scob est-il, l'été, le troisième homme de la sélection française aux championnats du monde de vitesse des professionnels, avec Rousseau et Gaignard. Ainsi est-il partant chaque fois qu'il faut représenter , l'hiver à l'étranger, les derniers professionnels français de la piste dans les Six-Jours en Europe, en Amérique ...

 

En 1961, il dispute les Six-Jours de New-York, associé à Dominique Forlini, et Michel a le plaisir de rencontrer, au Madison Square Garden, un petit homme aux cheveux blancs, vainqueur des Six-Jours de Paris 1913 et de huit Six-Jours de New-York, Alfred Goullet soi-même, venu saluer les pistards de la nouvelle génération. En 1963, Michel dispute les Six-Jours de Buenos-Aires, avec pour équipier Robert Varnajo. A New-York, il s'agit du dernier Six-Jours; à Buenos-Aires, de l'un des tous derniers; on est en train de tourner une page, là-bas aussi.

 

JEUDIS POPULAIRES ET SYNDICAT

 

Comme tout véritable passionné, Michel a le souci de partager son savoir, et il lance les fameux "Jeudis Populaires" de la Cipale, où il fait oeuvre pédagogique auprès des jeunes. Il s'implique aussi dans la défense des intérêts de ses collègues coureurs et de la profession cycliste lorsqu'il prend des responsabilités au sein de l'U.N.C.P, le syndicat des coureurs professionnels, auquel il consacre beaucoup de son temps et de son énergie.

 

 

ENVERS ET CONTRE TOUT

 

Le demi-fond derrière grosses motos, si spectaculaire, et qui fut si populaire, se meurt en France. Michel fait évidemment partie des jusqu'au-boutistes qui s'acharnent  à lui insuffler un peu de vie.

Le 31 Août 1969, à La Cipale de Vincennes, il s'impose comme le meilleur de ces courageux qui persistent dans la spécialité : à trente quatre ans, il devient champion de France de demi-fond. Il devance notamment Jean Raynal, tenant du titre depuis quatre ans, et Daniel Salmon - un Salmon en excellente forme (il va bientôt remporter la Roue d'Or devant quelques vedettes de la route) - très combatif, mais qui craque sur la fin.

" L'Equipe" note que "le styliste" (Scob) a su vaincre "le battant" (Salmon), et relève que Michel s'empare d'un "maillot tricolore tissé intelligemment avec Laval son entraîneur". Style et intelligence : - des mots qui ne sauraient nous étonner  à propos de Michel - dont la joie fait plaisir à voir et dont la victoire est saluée avec beaucoup de sympathie.

 

 

SCOB  Photo Etienne HAREL - Copie.jpg

 photo collection Etienne Harel

 

Le demi-fond n'est pas la seule spécialité dont l'avenir pose question : c'est la piste dans son ensemble. La disparition du Vél d'Hiv' fait que les coureurs, privés d'un indispensable "instrument de travail" hivernal, n'envisagent plus - sauf exception rarissime - de faire carrière sur la piste.  D'autant que le public, en dix ans, a perdu sa "culture piste". Il se raréfie aux rendez-vous de La Cipale et d'ailleurs.

La situation est telle en France que Pierre Trentin et Daniel Morelon, , champions olympiques du kilomètre, de la vitesse et du tandem, préfèrent rester amateurs et ne peuvent guère s'exprimer, à longueur d'année, que dans les Grands Prix de vitesse des capitales étrangères.

La situation est telle que les organisateurs du championnat de France sur piste 1969 ont été amenés, pour appâter le public, à encadrer les courses au titre par les diverses manches d'un match Anquetil-Merckx.

 

Quoiqu'il en soit, Michel, en cette année 1969, ne va pas bouder son bonheur : non seulement il est lui-même champion de France, mais encore ses élèves Jacky Mourioux (22 ans) et Alain Van Lancker (21 ans), sont respectivement champions de France de vitesse et d' Omnium et remportent ensemble les Six Jours de Montréal.

C'est que Michel ne se résout pas à ce que la piste s'éteigne. Lui qui a beaucoup reçu de celui qu'il appelle son "père en cyclisme" Roger Godeau, transmet naturellement son savoir à ceux qu'il appelle ses "poulains" : Alain (1) et Jacky. Pour que la piste vive, envers et contre tout.

 

 IL N'EN RESTE QU' UN

 

En 1970, les championnats de demi-fond, professionnel d'une part, amateur d'autre part, donnent lieu à une course unique - tant le nombre de concurrents a fondu. Michel est même le seul "pro" en lice : il n'en reste qu'un, c'est lui ! La F.F.C., pour attribuer le titre des "pros" à Michel, lui impose de vaincre tous les amateurs, le premier de ceux-ci étant alors déclaré champion de sa catégorie. Si Michel ne gagne pas, le titre "pro" sera vacant. Il gagne, et conserve son maillot tricolore. Son second, Christian Giscos (voir rectification apportée par Alain Dupontreue - n.d.l.r.) est champion national des amateurs. Les années suivantes, la F.F.C. ne fait plus disputer de course au titre en demi-fond pour les pros - avant de remettre ça de 1973 à 1978, puis une dernière fois en 1986. Michel aura quasiment été l'ultime acteur d'une très longue et belle histoire.

  

En 1974, c'est le drame : Michel, à cyclomoteur, est fauché par une voiture. Commence un calvaire qui va durer vingt ans ... Michel continue malgré tout de donner les forces qui lui restent à l' U.N.C.P.; on vient lui demander conseil, car on sait la pertinence de ses jugements.

 

Mais le mal s'aggrave, et il est terrible : Michel se retrouve, pendant des années, totalement immobilisé, ayant perdu l'usage de ses membres. Et c'est cloué dans un fauteuil, ou allongé sur son lit qu'il converse du vélo, de la piste - perclus de souffrances physiques et forcément très affecté au moral. Il parle de la supériorité des pistards, de leur sens du spectacle, de la Médaille et du Gontaut-Biron ... La conversation ne s'arrête pas au vélo, les évènements du cyclisme sont replacés dans un contexte général. Car l'homme est cultivé : il a travaillé dans l'édition avec son épouse, alors qu'il était encore pistard; le théâtre et le cinéma sont entrés dans la famille avec la carrière de comédienne d'Edith, sa sœur ...

 

Michel était sûr qu'un vélodrome d'hiver, de nos jours, était encore viable, pourvu qu'on le veuille vraiment. Il  le voyait, en imaginait l'architecture, les programmes et les à-côtés attractifs.

 

Il sera parti sans avoir pu écrire cette histoire du Vél' d'Hiv' à laquelle il tenait tant : un ouvrage qui eut été d'autant plus précieux qu'il n'eût pas été conventionnel car Michel ne ménageait guère "l 'establishment "  - lui, le syndicaliste,  le pédagogue, le passionné, qui avait œuvré en humaniste  pour un sport préservé des puissances de l'argent.

 

Le 7 Septembre 1994, sa douleur a cessé.

 

Adieu pistard

 

 

Fin

Texte d' Etienne HAREL

 

(1) Michel Scob avait reçu dans sa jeunesse les bons conseils de Roger Godeau, lui-même vainqueur de Six Jours et champion de France de demi-fond, dans les années cinquante et soixante; Michel, à son tour, a formé Alain Van Lancker, qui allait gagner plusieurs Six Jours et ... lui succéder en 1973 au palmarès du championnat national de demi-fond. L'avenir eût été assuré ... si Paris avait eu un Vél ' d'Hiv' .

 

Nota : pour toute reproduction -même partielle - de ce travail,

 

il devra être mentionné le nom des auteurs et du site internet STAYER FR

 

 

 

 

 


 

 

1 900 visiteurs et plus à ce jour pour  cet article,

et  des témoignages émouvants ...

 

 

 La mémoire de ce grand Monsieur que fût Michel Scob le mérite assurément.

 

Vous qui l'avez connu, apportez vos commentaires et témoignages.

 

 

 

Utilisez donc pour ce faire la rubrique "Commentaires" située en dessous de cet article

 


11/02/2018
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SCOB  Michel SCOB CM 1967  Collection Etienne HAREL_crop_crop - Copie.jpg


  

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et j'attends encore d'autres témoignages,

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Introduction : mon ami Etienne Harel, animateur de la brillante revue " Cycl' Hist " m'a autorisé à reproduire dans notre site le magnifique papier écrit par lui à la mort de Michel Scob, dont Derny Europa Cup vient de célébrer la mémoire à l'occasion de l'édition du palmarès des championnats de France de demi-fond pour la période 1960-1969.

 

Vous qui avez connu ce Grand Monsieur de la piste, n'hésitez pas à partager vos souvenirs (et documents, le cas échéant)  à son sujet sur notre site, en utilisant la rubrique "commentaires" située sous cet article, comme l'ont déjà fait des membres du blog.

 

Chilly-Mazarin, le 4 Juin 2014.

 

 

Nota : pour toute reproduction -même partielle - de ce travail,

 

 

 

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ADIEU PISTARD

d'Etienne Harel, à la mémoire de Michel Scob

 

 

Michel Scob est décédé le 7 septembre dernier, à l'âge de soixante ans. Il n'avait été, dans les années cinquante à soixante-dix, qu'un "petit coureur", selon ses propres termes. Mais il avait acquis, au-delà de son modeste palmarès, un statut qui lui a valu - vingt ans après avoir dû mettre fin à sa carrière et malgré le terrible handicap qui le tenait immobilisé - d'être considéré par "Vélo Magazine" comme l'un des cent personnages-clés du cyclisme français en 1994.

 

UN AMOUR FOU

 

Il vouait à la piste un amour fou, et savait en parler comme personne. Sa profonde connaissance du sujet,  la passion mise dans ses propos, l'acuité de ses jugements et l'originalité de sa culture faisaient d'une conversation avec MichelScob un très riche moment.

 

Michel affirmait volontiers la supériorité du pistard sur le routier. Donnant par exemple, notamment, le grand Koblet. Le bel Hugo, avant de dominer tout son monde sur les routes, y compris les plus pentues, n'avait-il pas été "enfant de la piste" ? Ayant brillé dans le domaine de la poursuite et gagné des Six Jours avant de remporter Giro d'Italia et Tour de France.

 

Les qualités de bon pistard sont les qualités cyclistes par excellence, des qualités fondamentales, qui l'autorisent - s'il le veut vraiment - à s'adapter à tout, et même aux plus mauvais des pavés. D'autant que sa formation l'amène à cultiver la souplesse, l'adresse ... La piste est un lieu où s'observe la classe à l'état pur.C 'est le domaine de la vélocité, vertu première. Le reste suit.

 

Le reste suit, comme l'endurance,  qui se cultive, et le courage. Le pistard n'a pas, en la matière, de leçon à recevoir du routier. Et Michel de rapporter le point de vue de Dominique Forlini, comme quoi le Tour de France n'a rien à voir en difficulté avec un Six Jours allemand - un Forlini à même de comparer puisque vainqueur la même année des Six Jours de Berlin et de deux étapes du Tour. Et Michel de rapporter aussi l'expression de Roger Godeau, comme quoi il était méconnaissable, y compris pour sa mère, après les efforts consentis pour boucler ses premiers Six Jours de Paris.

 

 Du temps où les pistards constatent de visu qu'ils remplissent les vélodromes, ces gens-là, conscients de leur valeur, exigent d'être bien payés - et plus d'une fois se retrouvent en conflit avec les directeurs de vélodromes. Des directeurs économes de leurs deniers et enclins à tenter de remplacer les artistes de la piste par des routiers - les routiers acceptant des cachets inférieurs à ceux des pistards parce-que déjà pourvu d'un fixe mensuel par leur marque de cycles pour leur activité sur l'asphalte. Oui mais, dans l'ensemble, les routiers ne sont pas en mesure d'assurer convenablement le spectacle ... Car c'est un métier de faire vibrer la foule au rythme d'une américaine, ou dans la manche courue derrière derny d'un omnium ... Et Michel de fustiger telle vedette de la route associée à un pistard dans un Six-Jours - routier dont l'équipier pistard doit réparer les erreurs ou les insuffisances à longueur de temps. Michel avait à cœur de remettre certaines pendules à l'heure, ses propos avaient la saveur et le poids du vécu ...

 

S'IL N'EN RESTE QU'UN

 

 Jeune adolescent, Michel passe déjà une bonne partie de son temps au Vél' d'Hiv' et dans ses coulisses. Il propose ses services et il est garçon de courses de l'un ou de  l'autre - comme il se fera, quelques années plus tard, dans les mêmes lieux, mécanicien pour arrondir ses fins de mois d'étudiant. Tôt plongé dans le bain, il est tout de suite en situation d'être bien informé - et mis au courant de quelques arrangements ....

 

Après s'être essayé un temps à la boxe, il s'exerce à son tour sur les pistes et, à quelques jours de ses vingt ans, réussit, au Vel d'Hiv', la performance dont il dira, une trentaine d'années plus tard, être le plus fier : Michel obtient, en Mars 1955, en prologue des Six Jours, la seconde place dans la grande finale de la Médaille, derrière Lepage. Une seconde place pour meilleur souvenir ? Oui, car être second de la Médaille signifie avoir devancé des dizaines et des dizaines d'autres jeunes coureurs dans les différentes phases d'une compétition étalée sur plusieurs mois. La Médaille c'est, depuis les années Vingt, une épreuve de prospection irremplaçable : qui atteint la Grande Finale peut envisager un avenir de pistard.

 

Michel, qui est l'un des très rares bacheliers du cyclisme dans ces années-là, entame des études médicales, tout en continuant de courir. Mais il s'avère bientôt qu'il ne pourra plus courir au Vel d'Hiv', livré en Mai 1959 à la pioche des démolisseurs - ses propriétaires ayant préféré les investissements immobiliers. Fin d'une époque pour Paris. Fin d'une jeunesse pour Michel ...

 

En Juillet 1960, à Vichy, Michel inscrit son nom au palmarès du championnat de France de vitesse des amateurs. Il interrompt, pour ce faire, la série de succès tricolores d'André Gruchet, qu'il bat en finale en deux manches.

 

Il n'y a plus de Vel d'Hiv' et c'est une catastrophe pour nos pistards ... Mais il y a Jean Leulliot, indomptable "volcan à idées" du cyclisme français, qui relève le défi. Monsieur Jean fait construire une remarquable petite  piste en bois, démontable, qu'il envisage, pour pallier l'absence de vélodromes d'hiver en France, de dresser en plusieurs endroits du territoire chaque hiver, pour y faire disputer des Six Jours ! 

 

Peu après la disparition du Vel d'Hiv', bien des pistards ont mis un terme à leur carrière : c'est le cas d'un Senfftleben ou d'un Blusson. Mais il y Scob, que Leulliot va solliciter : "J'ai besoin de garçons comme toi -lui dit-il en substance - pour remplacer les anciens. Tu auras mes Six Jours à courir, plusieurs chaque hiver".

 

Alors Michel passe professionnel pour disputer sans tarder, sur la piste de Jean Leulliot installée dans les locaux de la Foire Internationale, les premiers (et uniques) Six Jours de Lille, en Décembre 1960. Avec Thomas pour équipier, il se classe septième à deux tours des vainqueurs, les Australiens Tressider et Murray. L'épreuve ne rencontre, hélas, qu'un succès mitigé auprès du public, en raison principalement, à ce qu'il semble, d'une température trop froide dans une salle mal chauffée. Un journaliste se permet ce mot : "Un four dans une glacière ..."

 

L'épreuve prévue à Lyon sur la même piste est annulée. Puis l'installation, un moment sérieusement envisagée, de la piste en gare parisienne d'Orsay, alors désaffectée, capote finalement. Michel soupçonne d'ailleurs certains anciens responsables du Vel d'Hiv' d'être pour quelque chose dans l'échec du projet ...

 

Michel se trouve, à vingt-cinq ans, dans l'étrange situation d'un homme qui se lance dans la carrière au moment où s'évanouit la micro-société au sein de laquelle il entendait s'exprimer pleinement. Mais la passion est là, et s'il n'en reste qu'un, ce sera lui !

Ainsi Scob est-il, l'été, le troisième homme de la sélection française aux championnats du monde de vitesse des professionnels, avec Rousseau et Gaignard. Ainsi est-il partant chaque fois qu'il faut représenter , l'hiver à l'étranger, les derniers professionnels français de la piste dans les Six-Jours en Europe, en Amérique ...

 

En 1961, il dispute les Six-Jours de New-York, associé à Dominique Forlini, et Michel a le plaisir de rencontrer, au Madison Square Garden, un petit homme aux cheveux blancs, vainqueur des Six-Jours de Paris 1913 et de huit Six-Jours de New-York, Alfred Goullet soi-même, venu saluer les pistards de la nouvelle génération. En 1963, Michel dispute les Six-Jours de Buenos-Aires, avec pour équipier Robert Varnajo. A New-York, il s'agit du dernier Six-Jours; à Buenos-Aires, de l'un des tous derniers; on est en train de tourner une page, là-bas aussi.

 

JEUDIS POPULAIRES ET SYNDICAT

 

Comme tout véritable passionné, Michel a le souci de partager son savoir, et il lance les fameux "Jeudis Populaires" de la Cipale, où il fait oeuvre pédagogique auprès des jeunes. Il s'implique aussi dans la défense des intérêts de ses collègues coureurs et de la profession cycliste lorsqu'il prend des responsabilités au sein de l'U.N.C.P, le syndicat des coureurs professionnels, auquel il consacre beaucoup de son temps et de son énergie.

 

 

ENVERS ET CONTRE TOUT

 

Le demi-fond derrière grosses motos, si spectaculaire, et qui fut si populaire, se meurt en France. Michel fait évidemment partie des jusqu'au-boutistes qui s'acharnent  à lui insuffler un peu de vie.

Le 31 Août 1969, à La Cipale de Vincennes, il s'impose comme le meilleur de ces courageux qui persistent dans la spécialité : à trente quatre ans, il devient champion de France de demi-fond. Il devance notamment Jean Raynal, tenant du titre depuis quatre ans, et Daniel Salmon - un Salmon en excellente forme (il va bientôt remporter la Roue d'Or devant quelques vedettes de la route) - très combatif, mais qui craque sur la fin.

" L'Equipe" note que "le styliste" (Scob) a su vaincre "le battant" (Salmon), et relève que Michel s'empare d'un "maillot tricolore tissé intelligemment avec Laval son entraîneur". Style et intelligence : - des mots qui ne sauraient nous étonner  à propos de Michel - dont la joie fait plaisir à voir et dont la victoire est saluée avec beaucoup de sympathie.

 

 

SCOB  Photo Etienne HAREL - Copie.jpg

 photo collection Etienne Harel

 

Le demi-fond n'est pas la seule spécialité dont l'avenir pose question : c'est la piste dans son ensemble. La disparition du Vél d'Hiv' fait que les coureurs, privés d'un indispensable "instrument de travail" hivernal, n'envisagent plus - sauf exception rarissime - de faire carrière sur la piste.  D'autant que le public, en dix ans, a perdu sa "culture piste". Il se raréfie aux rendez-vous de La Cipale et d'ailleurs.

La situation est telle en France que Pierre Trentin et Daniel Morelon, , champions olympiques du kilomètre, de la vitesse et du tandem, préfèrent rester amateurs et ne peuvent guère s'exprimer, à longueur d'année, que dans les Grands Prix de vitesse des capitales étrangères.

La situation est telle que les organisateurs du championnat de France sur piste 1969 ont été amenés, pour appâter le public, à encadrer les courses au titre par les diverses manches d'un match Anquetil-Merckx.

 

Quoiqu'il en soit, Michel, en cette année 1969, ne va pas bouder son bonheur : non seulement il est lui-même champion de France, mais encore ses élèves Jacky Mourioux (22 ans) et Alain Van Lancker (21 ans), sont respectivement champions de France de vitesse et d' Omnium et remportent ensemble les Six Jours de Montréal.

C'est que Michel ne se résout pas à ce que la piste s'éteigne. Lui qui a beaucoup reçu de celui qu'il appelle son "père en cyclisme" Roger Godeau, transmet naturellement son savoir à ceux qu'il appelle ses "poulains" : Alain (1) et Jacky. Pour que la piste vive, envers et contre tout.

 

 IL N'EN RESTE QU' UN

 

En 1970, les championnats de demi-fond, professionnel d'une part, amateur d'autre part, donnent lieu à une course unique - tant le nombre de concurrents a fondu. Michel est même le seul "pro" en lice : il n'en reste qu'un, c'est lui ! La F.F.C., pour attribuer le titre des "pros" à Michel, lui impose de vaincre tous les amateurs, le premier de ceux-ci étant alors déclaré champion de sa catégorie. Si Michel ne gagne pas, le titre "pro" sera vacant. Il gagne, et conserve son maillot tricolore. Son second, Christian Giscos (voir rectification apportée par Alain Dupontreue - n.d.l.r.) est champion national des amateurs. Les années suivantes, la F.F.C. ne fait plus disputer de course au titre en demi-fond pour les pros - avant de remettre ça de 1973 à 1978, puis une dernière fois en 1986. Michel aura quasiment été l'ultime acteur d'une très longue et belle histoire.

  

En 1974, c'est le drame : Michel, à cyclomoteur, est fauché par une voiture. Commence un calvaire qui va durer vingt ans ... Michel continue malgré tout de donner les forces qui lui restent à l' U.N.C.P.; on vient lui demander conseil, car on sait la pertinence de ses jugements.

 

Mais le mal s'aggrave, et il est terrible : Michel se retrouve, pendant des années, totalement immobilisé, ayant perdu l'usage de ses membres. Et c'est cloué dans un fauteuil, ou allongé sur son lit qu'il converse du vélo, de la piste - perclus de souffrances physiques et forcément très affecté au moral. Il parle de la supériorité des pistards, de leur sens du spectacle, de la Médaille et du Gontaut-Biron ... La conversation ne s'arrête pas au vélo, les évènements du cyclisme sont replacés dans un contexte général. Car l'homme est cultivé : il a travaillé dans l'édition avec son épouse, alors qu'il était encore pistard; le théâtre et le cinéma sont entrés dans la famille avec la carrière de comédienne d'Edith, sa sœur ...

 

Michel était sûr qu'un vélodrome d'hiver, de nos jours, était encore viable, pourvu qu'on le veuille vraiment. Il  le voyait, en imaginait l'architecture, les programmes et les à-côtés attractifs.

 

Il sera parti sans avoir pu écrire cette histoire du Vél' d'Hiv' à laquelle il tenait tant : un ouvrage qui eut été d'autant plus précieux qu'il n'eût pas été conventionnel car Michel ne ménageait guère "l 'establishment "  - lui, le syndicaliste,  le pédagogue, le passionné, qui avait œuvré en humaniste  pour un sport préservé des puissances de l'argent.

 

Le 7 Septembre 1994, sa douleur a cessé.

 

Adieu pistard

 

 

Fin

Texte d' Etienne HAREL

 

(1) Michel Scob avait reçu dans sa jeunesse les bons conseils de Roger Godeau, lui-même vainqueur de Six Jours et champion de France de demi-fond, dans les années cinquante et soixante; Michel, à son tour, a formé Alain Van Lancker, qui allait gagner plusieurs Six Jours et ... lui succéder en 1973 au palmarès du championnat national de demi-fond. L'avenir eût été assuré ... si Paris avait eu un Vél ' d'Hiv' .

 

Nota : pour toute reproduction -même partielle - de ce travail,

 

il devra être mentionné le nom des auteurs et du site internet STAYER FR

 

 

 

 

 


 

 

1 900 visiteurs et plus à ce jour pour  cet article,

et  des témoignages émouvants ...

 

 

 La mémoire de ce grand Monsieur que fût Michel Scob le mérite assurément.

 

Vous qui l'avez connu, apportez vos commentaires et témoignages.

 

 

 

Utilisez donc pour ce faire la rubrique "Commentaires" située en dessous de cet article

 


04/06/2014
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LOUIS DELPIANO : J' ETAIS VIEUX ET NEOPHYTE

En ligne très prochainement sur STAYER FR

 


12/01/2018
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HISTOIRE ET ROULEAU

 

 

Paris-Roubaix 1900 ... sur les véhicules d'entraînement, un coupe-vent et ... un rouleau !

Cette année-là, c'est d'ailleurs un stayer, Emile Bouhours, dit "Le Normand" , (quatre fois champion de France de demi-fond s'il vous plaît) qui remportera l'épreuve  légendaire.

 

 


12/11/2017
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LE CAFE-RESTAURANT "AU STAYER" : ENIGME RESOLUE !

 Il existe à Paris, au 49 Boulevard Brune, un café-restaurant nommé "Au Stayer" ... Ca, vous le savez déjà, sauf si vous lisez STAYER FR en mode diagonal-fugitif.

 

Il y a de cela deux années, nous avions lancé une bouteille à la mer sur le site, pour en savoir plus sur l'histoire de cet établissement.

 

A la suite de mon article et celui de François Bonnin consacrés à Roger Queugnet, ce dernier s'est manifesté auprès de nous, pour nous donner la clé de l'énigme :

 

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 Roger QUEUGNET, après avoir eu connaissance de notre "bouteille à la mer", vient de nous contacter.

Et il nous livre la clé du mystère :

 " Le sujet qui te tracasse, ce foutu bistro, va enfin être résolu ! Ma mère, femme ardente et travailleuse, fit, alors qu'elle était en fin de gérance d'un café à Versailles, l'achat, conditionné d'une part par le très faible prix et la situation de ce café situé à l'angle du Boulevard Extérieur, avec la perspective d'un boulevard périphérique alors en prévision. Bien évidemment, elle y avait exposé de nombreux cadres et photos ..."

 

A notre connaissance, il s'agit du seul café ou restaurant faisant référence en France au monde du demi-fond dans son enseigne.  

Si vous avez des commentaires ou des informations complémentaires, n'hésitez pas à nous en faire part ...

 

 


24/01/2017
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LE VELODROME DE LA CROIX DE BERNY UN PETIT TOUR ET PUIS S'EN VA

  • ET SI ON EVOQUAIT LES TRISTESSES ?

LE VELODROME DE LA CROIX-DE-BERNY,

QUELQUES PETITS TOURS ET PUIS S'EN VA ...

 

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Dans son premier numéro du mois d’Octobre de l’année 1937, l’hebdomadaire CYCLOSPORT, dans sa grande clairvoyance, faisait part à la famille cycliste d’une vision assez sensationnelle : «  Ce sera l’an prochain une bien belle sortie de Paris que celle de la Porte d’Orléans en direction d’Antony. Cette route merveilleusement élargie et qui sera des plus cyclable, sera une route cycliste entre toutes. Desservant déjà Buffalo et Montlhéry, elle sera encore la route qui conduira à la nouvelle piste de l’Union Sportive du Métropolitain, piste bâtie en ce remarquable parc des sports de l’U.S.M. qui, grâce à l’initiative de l’avisé Monsieur Vrolixs, va être le modèle de tous les terrains de sport »

 

Un semestre plus tard, la prophétie se réalisait, et la Nationale 20 devenait vraiment -  l’espace de trop courtes saisons - « la route du cyclisme », entre les réunions organisées aux vélodromes Buffalo à Montrouge, à celui de La Croix de Berny, et enfin les championnats de France et épreuves routières organisées sur l’autodrome de Montlhéry (cf. livre « L’Epopée du cyclisme sur l’autodrome de Linas-Montlhéry »). 

 

Le Complexe sportif dit stade de la croix de Berny, ou Union sportive métropolitaine,  édifié sur le territoire de la commune d’ Antony sur une partie de l'ancien champ de courses de la Croix Berny -  les écuries étant modifées pour y installer des vestiaires -, a été inauguré le mercredi 11 Novembre 1931, par Mr Emile Morinaud,un  sous-secrétaire d’état à l’Education Physique à la postérité pas forcément enthousiasmante, soit dit en passant.  Les terrains ont été concédés par l'admnistration préfectorale à la compagnie du Métropolitain.  

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Les travaux, qui avaient débuté dès 1928, consistaient en l'aménagement de terrains de football, de rugby, de basketball, de tennis, de hockey, d’aires de jeux pour les enfants, d’un gymnase et d’un stand de tir. Le chantier était  conduit  sous la direction de l’ingénieur Gaston Wrolixs, Président de l'Union Sportive du Métropolitain de Paris de 1928 à 1945. Ces installations, sises au nord - est du carrefour de la Croix de Berny et  disposées en terrasse, précéderont la construction, plus au nord, des terrains de tennis, de rugby, et du stade d'athlétisme, doté d’une tribune de trois mille places, qui seront édifiés quant à eux en 1932.

 

Les équipements impressionnent par leur variété, leur ampleur et leur modernité : un gymnase convertible en salle de bal ou de conférence, des vestiaires, un club-house, une piscine extérieure, des terrains de football, rugby, hockey et tennis. En 1938, sera même édifié un fronton de pelote basque, si c’est pas de l’oeucuménisme sportif, ça ! Ne manquait plus à ce magnifique complexe ... qu’un vélodrome ! 

 

Ce sera chose faite, et les fées vont se percher sur le berceau ! En effet, ce n'est rien moins que l’architecte-référent en matière de construction de vélodrome, l’Allemand Adolphe Schurmann qui dessinera la belle cuvette.  Et il va concevoir un vélodrome construit en béton, sur le modèle de celui en bois de Vigorelli à Milan, un véritable « bijou » en somme.


Les travaux de construction du vélodrome vont débuter dès l’année 1937. L'ensemble est construit sur un plan concerté, en béton armé, avec demi-voûte en porte à faux, et toiture terrasse en béton. L’histoire de ce complexe-modèle magnifique aura finalement été menée tambour battant, et rappelle un peu en cela celle de son grand cousin situé un peu plus haut sur la route d’Orléans : l’autodrome de Montlhéry. Il faut dire que  l’Union Sportive des Métropolitains, devenu Union Sportive Métropolitaine,  n’existe que depuis dix années, tout comme sa section cycliste ! Et comme Monsieur Vrolixs est décidemment plein d'initiatives, il commande plusieurs films en 16mm du complexe, destinés à être projetés sur une énorme maquette dans le pavillon  de la Compagnie du Métro.  

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Imaginez un peu la tête des pères Goddet et Desgrange, assis sur les recettes du vélodrome du Parc des Princes et du Vel' d'Hiv',   voyant pointer le spectre d'un concurrent potentiel rogneur de recettes …  Le jeudi 19 Mai, en soirée, la presse prend connaissance avec le vélodrome, à l'occasion d'une visite privée spécialement organisée à son intention par Mr Vrolixs, accompagnés de messieurs Hendé et Ducos, vice-présidents. Là, on l'informe que le site verra l'organisation de réunions - diurnes et nocturnes - pour amateurs et indépendants (on croirait entendre Goddet et Desgrange, pousser un ouf ! de soulagement) et exceptionnellement de professionnels (et leur visage de se rembrunir). Les recettes ? Elles seront uniquement destinées  à l'amélioration du sort des enfants fréquentant le stade le jeudi et le dimanche. (moue dubitative de nos deux compères)

 

Un peu plus tard, comme par hasard, la presse commencera à se faire l'écho de "concurrence déloyale aux vélodromes de Buffalo et du Parc des Princes" de "contribuables-qui-financent- un-vélodrome-sur-lequel-on-organise-des-réunions-mettant-aux-prises-des-professionnels","Est-ce-que-c'est-pour-ça-qu'on-paie-ds-impôts-Mr Wrolixs? -30-millions-de-francs-pensez-donc-etc...etc..."

 

En attendant ces révélations pleines de bon sens civique indigné, le vélodrome  sera inauguré le 29 Mai 1938, par Monsieur Pierre Laroze, Président du Conseil d'Administration, et du Président du Métropolitain, Monsieur Paul Martin, et évidemmentde  Monsieur Vrolixs, Président de l'U.S.Metro. Le quartier des coureurs est mis en service,  (trente-quatre cabines !) et les joutes cyclistes se déroulent ce jour-là, en dépit d'une météo capricieuse, à la satisfaction de tous. Les tribunes ont fait le plein, avec dix mille ( !) (selon le quotidien Ce Soir, la capacité serait de 13 000 places) curieux qui se sont pressés aux guichets : on a même refusé du monde ! La presse ne tarit pas d’éloges, complètement sous le charme de l'endroit, et n’en finit pas de s’extasier sur la pureté des lignes de ce magnifique vaisseau, qui ressemble - et pour cause - au déjà prestigieux Vigorelli de Milan. « Une des pistes les plus rapides du monde » avance un peu imprudemment « Match » qui couvre dans son édition du mardi 7 Juin 1938 la cérémonie d’inauguration. La radio Le Poste Parisien consacre une heure et demie à rendre compte de l'évènement en direct : énorme ! 

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Lors des épreuves organisées dans le cadre de cette cérémonie, Lucien Michard remportera l’épreuve de vitesse. Les manches de demi-fond seront interrompues par la pluie.  Lacquehay, arrêté au vingtième kilomètre et Ronsse au vingt-sixième kilomètre de leur manche respective en seront déclarés vainqueurs, Auguste Wambst remportant pour sa part le classement général devant Charles Lacquehay, le Belge Georges Ronsse, l’Allemand Schoen (en remplacement d'Erich Metze initialement prévu au programme) et notre compatriote Octave Dayen. Charles Lacquehay ne tarit pas d'éloges sur cette piste : " C'est un anneau merveilleusement dessiné. On n'y encaisse pas d'à coups en sortie de virage, et on "s'enroule" avec une régularité admirable, sans la moindre secousse, et il est possible de rouler sans danger aux allures les plus élevées. Les amateurs de demi-fond pourront avoir des spectacles passionnants ...  " déclare t-il.

 

Ces cinq champions  ouvrent ce jour-là un bal des stayers dans lequel « L’Homme aux Petis-Pois » Henri Lemoine mènera plus qu’à son tour la danse. Hélas, leur ronde sur cet anneau que tous considèrent comme idéal à la pratique du demi-fond (un peu moins pour les candidats-recordmen, à cause d’un revêtement jugé trop abrasif, et d’une tendance à voir l’endroit le siège de tous les vents) ne se révèlera que bien éphémère ...

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VELODROME LCB  vue générale MDS 98 31 MAI 1943 2 - Copie.jpg   VELODROME LCB 1938  MS 1024 17 AOUT 1938 TENTATIVE RECORD 100 KM RICHARD - Copie_crop.jpgVELODROME LCB Lemoine passe Minardi MDS 98 31 MAI 1943 - Copie.jpg

 

Les 333.33 m de la piste et ses 31 mètres seulement de ligne droite, ainsi que ses virages à 37 degrés d’inclinaison vont enchanter une décennie durant les cyclistes de ce qui est devenue l’U.S. Métro, et régaler le public banlieusard de joutes pistières souvent prestigieuses.

 

Las, cette belle histoire ne durera qu’ à peine plus d’une décennie. Car ce bel outil va être tristement délaissé au gré de réunions devenues de plus en plus erratiques à la fin des années quarante.  Et en 1994, la si belle piste est partiellement détruite, alors même que le cyclisme sur piste meurt à petit feu du manque de ... vélodromes. Inutilisable, ses vestiges fantomatiques n’en finiront pas de renvoyer des décennies durant l’image d’un formidable gâchis, avant de disparaitre tout à fait sous l'action des engins de démolition, voracité immobilière oblige. 

VLCB LEMOINE GOUSSOT A GCHE C LARCHER ET HENRI LEMOINE - Copie.jpgHenri Lemoine, "L'Homme aux Petits Pois", le roi incontesté du vélodrome de La-Croix-de-Berny,

dont il était par ailleurs voisin.

 

Patrick Police

20 Décembre 2016, 11 Février 2018  

A SIGNATURE BOOK NLLE EDITION - Copie - Copie.jpg A SIGNATURE LA COUVERTURE Couverture Image (2) - W Copie 1 - Copie - Copie - Copie - Copie.jpg

 

NOTA : Nous invitons les visiteurs du site à nous faire part de leurs témoignages et contributions, cet article ayant vocation, vous l'aurez compris, à être complété, notamment le "chrono" ci-après. 

 


  

Les riches heures du vélodrome de la Croix de Berny 

 Prix des places : 3 à 15 francs

Metro : Croix de Berny, correspondance à Denfert-Rochereau

 

 

EPREUVES DIVERSES

 

1938

Dimanche 29 Mai : Dixième  anniversaire de l'U.S. Metro, présentation de toutes les équipes de l'U.S. Metro, tous sports confondus (+ de 1 000 jeunes). Réunions cyclistes devant 10 000 spectateurs.

  • Tentative de record sur 500 m départ lancé : 1er Lucien Michard en 31"
  • Classement général de l'épreuve de vitesse remportée par Lucien Michard devant Louis Chaillot, Falk Hansen (DK) et Arlet (BEL); 1ère manche remportée par Falk Hansen; 2ème manche par Michard; 3ème manche par Louis Chaillot - Classement International : 1er Français 13pts - 2ème Etrangers 17 pts
  • kilomètre par Falk-Hansen (Dk) 
  • épreuve de demi-fond remportée par Auguste Wambst, entr. Maurice Ville  (classement général) devant Lacquehay, Ronsse (BEL), Schoen (ALL) et Dayen (FRA), la première manche de 25 km a été remportée par Auguste Wambst devant Lacquehay et Ronsse (BEL); la seconde de 25 km étant remportée par Charles Lacquehay (épreuve interrompue au 20ème km par la pluie ) devant  A. Wambst et Shoen (ALL); enfin la troisième de 40km l'a été par  Georges Ronsse (épreuve interrompue au 26ème km par la pluie) Ronsse était alors en tête devant Wambst, Lacquehay, Dayen et Schoen
  • Individuelle sur 5 km remportée par Nion
  • Poursuite quadruplettes remportée par Antony sur l'équipe Camille Foucaux, rejointe après 1km

 Jeudi 2 Juin : arrivée du 7ème Grand Prix Wolber et tour de piste contre la montre (épreuve réservée aux amateurs et indépendants); plusieurs milliers de spectateurs

  • Etape Chaumont-Paris (245km) remportée par Boulard et Lesguillon (exaequos) et tour c.l.m. remporté par Lesguillons; classement général remporté par Georges  Naisse
  • Grand Prix Wolber de vitesse remporté par Renaudin (V.C.L.), devant Maton et Dolivet; primes sur 3 tours par Doré et américaine sur 25 kms par Dupouy-Blondeau
  • Tentative de record à tandem Michard-Chaillot remise suite à crevaison 

Vendredi 17 Juin : Record du Monde du kilomètre lancé en tandem par Michard/Chaillot (cf.records)

 

Dimanche 19 Juin :  

  • Vitesse (600m) remportée par Dolivet (Charonne Sportif) devant Gabeloup et Dousset (Voltaire Sportif)
  • Demi-fond : 1ère série sur 25 km remportée par Lafournière (A.C. Paris); 2ème série sur 25 km par Ragot (U.S.M.) et troisième sur 30 km par Chazaud (V.C.L.)
  • Individuelle : Lebaud (U.S.M.)
  • Primes sur 10 km : L. Mollet (U.S.M.)

Dimanche 10 Juillet :  

  • Brassard Poursuite U.S.M. : Lebeau bat Peneaud
  • Revanche Prix Quentin Bauchard (Omnium) : 1ère manche sur 1 km c.l.m. remportée par Stébé (U.S.M.); 2ème manche individuelle 10 km remportée par le V.C.L.; 3ème manche poursuite olympique remportée par le V.C.L.; 4ème manche demi-fond derrière motos commerciales remportée par Landrieux (V.C.L.). Classement Général remporté par le V.C.L.
  • Américaine remportée par Ovenberghe / Machard
  • Primes sur 5 kms remportée par Mottais (V.G.S.)

Dimanche 7 Août :

  • Brassard-poursuite U.S. Metro sur 5 km,
  • Individuelle sur 10 km, 
  • Demi-fond derrière motos commerciales en trois manches de 25, 25 et 30 kms,
  •  Américaine sur 50 km

Vendredi 12 Août : Tentative de Maurice Richard contre le record des 100 kms (cf. rubrique records)

 

Dimanche 21 Août :

  • Brassard-poursuite U.SM. remporté par Théron sur Beuchard
  • vitesse, : Finale remportée par Daniel Dousset (Voltaire Sportif) sur Aquistapace (P. Ch.) / Finale des battus par Stébé (U.S.M.) sur Fargeaud (Indé)
  • Demi-fond derrière motos commerciales en trois manches de 25 (vainqueur Sérès - U.V.P.), 25 (vainqueur Chazaud - V.C.L.) et 30 kms (Sérès - U.V.P.) Sérès père et fils doivent accomplir  un tour pour recevoir l'ovation du public
  • Individuelle 10 kms remportée par Léger (U.S.M.),
  • Américaine sur 1 heure par Dupouy-Léger (U.S. Métro)
  • course handicap réservée aux vétérans remporté par Giral

Dimanche 18 Septembre :  Réunion avec brassard-poursuite sur 5 km  en encadrement de l'arrivée du championnat de la Police

  • championnat de vitesse U.S. Métro remporté par Dupouy
  • Elimination - Prix René Guénivet remportée par Balestra
  • Prix de l'A.S.P.P. individuelle sur 10 km remportée par Marland
  • Prix Roger Pellevoisin - demi-fond  derrière motos commerciales en trois manches; 1ère manche (25km) remportée par Fabre; deuxième manche (25km) remportée par Ragot; troisième manche (30 km) par Ragot
  • Prix de la Cité - Américaine 50 km remporté par Machard-Vanni 

 Dimanche 25 Septembre : annulée pour cause de mauvais temps

  •  Vitesse,
  • Eliminations,
  • Demi-fond derrière motos commerciales 
  •  course handicap  

1939

Dimanche 2 Avril : Réouverture officielle.

  • Arrivée du Critérium amateur de Printemps, remporté par Blum (C.V. des Marhés) devant Rogier (A.V.C. Châteauroux) et Georges Chocque (A.C.B.B.), les 145 kms en 3h 21’49’’.
  • Réunion sur piste (avec notamment Grand Prix de Demi-Fond)  annulée à cause des intempéries.

Dimanche 30 Avril : Réunion amateur et indépendants organisée par l'A.C.B.B.

  • Vitesse (prix Hutchinson) remportée par Matton (A.C.B.B.) devant Barateau (V.S.) et Dolivet (U.S.M.)
  • Omnium en trois manches (Prix Colibri) : 1ère manche poursuite 1 km remportée par Martin (V.C.L.); 2ème manche poursuite 3km remportée par  D'Andrea (V.C.L.) devant Dujay (A.C.B.B.), Stébé (U.S. Metro) et Marland (V.S.) ; 3ème manche Individuelle 5km remportée par Voltaire Sportif devant V.C.L., A.C.B.B. et U.S. Metro - Classement Général remporté par le V.C.L.
  • Handicap 500m (Prix Reynolds) remporté par Vanni (A.C.B.B.)
  • Poursuite Français-Etrangers sur 2 km (Prix de l'A.C.B.B.) : Equipe étrangers (Vanni-D'Andrea-Voinoff (A.C.B.B.) Falk Hansen)  bat équipe française (Février-Plaisance-Duval-Fargeaud)
  • Individuelle 5 km (Prix LAM) remportée par Estève (P.C.)
  • Américaine 50 km (Prix Simplex) remportée par Desprès-Voinoff (A.C.B.B.)

Dimanche 7 Mai :

  • Grand Prix du Printemps (vitesse): première demi-finale remportée par Cools (BEL); deuxième par Dousset; troisième par Gérardin; repêchage par Dewinter; Finale remportée par Louis Gérardin devant Dousset, Dewinter et Cools (déclassé);
  • Grand Prix du Printemps (demi-fond) en trois manches, : la première (30 km) remportée par Arthur Sérès en 25'22"4/5, la seconde (30 km) par Michaux (BEL); la troisième (40 km) par  Georges Paillard (abandon de Louis Minardi qui dominait largement les deuxième et troisième manches suit à pannes successives de la moto de son entraîneur Lavalade) - Classement général remporté par Georges Paillard devant Arthur Sérès, Gabard et Willy Michaux (Bel) 
  • Brassard-rente Philips remporté par Edmond Browaeys
  • Individuelle sur 10 km remportée par Lebreton (U.S.M.)
  •  Handicap interrompu par la pluie

Dimanche 21 Mai : Réunion amateurs et indépendants 

  • Brassard rente : poursuite remportée par Lebeau (U.S.M.) qui rejoint Conhault
  • course scratch remportée par Nanini (P.U.C.), devant Aquistapace, Dolivet et Lebreton
  • Handicap sur 1 km remporté par Nérieau
  • Demi-fond derrière moto commerciale : 1ère,2ème manche disputées sur 25 km  et 3ème  manche sur 30 km, toutes remportées par Ragot (U.S.M.)
  • Course de primes (5km) remportée par Lebreton

Jeudi 8 Juin : arrivée du Grand Prix Wolber en 5 étapes, cinquième étape Chaumont-Paris remportée par André Giraut (ACBB) devant Landrieux et Gimenez; victoire au classement général de Victor Codron devant Goutal et Hacquart (A.C.B.B.)

  • Vitesse remportée par Noblet devant Dolivet, Barateau et Chrétien
  • Individuelle par D'Andrea devant Marland (V.S.), Regnard, Mollet et Chedebois
  • Handicap du kilomètre remporté par D'Andrea  devant Prat, Fargeaud (A.C.B.B.B.), Doré et Ragot

Samedi 17 Juin  :

  • victoire dans omnium disputé en trois manches de Louis Aimar sur Frans Slaats (P-B) [1 km c.l.m., poursuite sur 4 km et 20 km derrière derny],
  • victoire de Louis Minardi (entr. Lavalade) en demi-fond ( 100 kms) devant Lesueur (entr.Moreau ), Canazza (entr. Van Den Bosch), G. Wambst (entr. Lallier) et Constant (entr. L. Vanderstuyft)  derrière motos commerciales (71.435km dans l'heure) 100 km en 1h 23'59"1/5
  • Brassard poursuite sur 5 km remporté par Lebeau (U.S.M.) sur Browaeys
  • Handicap du kilomètre par Jaboeuf
  • Américaine 50 km par remportée par Doré-Lemonnier (Prat- Galle initialement vainqueurs déclassés pour avoir faussé le sprint)

Dimanche 6 Août :

  • Vitesse internationale, 1ère demi-finale remportée par Verna (U.V.P.), deuxième par Fargeaud (A.C.B.B.), troisième par Dubin (C.S.C.) et repêchage par Dupouy (U.S.M.); finale remportée par Verna devant Dupouy et Dubin
  • Handicap sur deux tours remporté par Astarie (C.V.I. Boucherie)
  • Brasar poursuite sur 5 km remporté par Lebreton sur Lebeau (U.S.M.)
  • Poursuite U.S. Metro : l'équipe Ragot-Dupouy-Conhault rejoint l'équipe Lebreton-F.Molet-Nicolet au bout de 1km350
  • Primes : gagné par Alavoine (Ind.)
  • Américaine (50km) remportée par Marland (V.S.) - Duplessis  (P.C.) 

Dimanche 20 Août : Match omnium international par équipes

  •  1ère manche 1km c.l.m. (essai individuel) remporté par Aldo Bertocco -  par équipes : Girard-Bertocco -  2ème manche vitesse à 5, première série remportée par Karel Kaers (BEL), seconde par Bertocco; par équipes : Buysse-Billiet (BEL) - 3ème manche individuelle (10 km) remportée par Franz Slaats (P-B), par équipes Giliberti-Donadoni - Classement général remporté par Kaers (BEL) - Slaats (P-B)
  • Américaine (50km) remportée par Buysse-Billiet (BEL) (44.135 km dans l'heure)
  • Handicap (1km)  remporté par Segondac

Dimanche 25 Septembre : réunion (amateurs et indépendants) annulée pour cause intempéries

 

1940

Dimanche 7 Avril :  

  • Contrôle de départ  du Critérium du Printemps (organisé par le journal Paris-Soir) au Stade de l'U.S. Metro - départ donné lancé en haut de la côte de Fresnes - course remportée par Emile Idée (V.C.L.)

 

Après la campagne de France, du 15 Juin au 1er Octobre, internement des prisonniers de guerre dans l'enceinte du Centre Sportif

 

1941

Dimanche 20 Avril : Réunion de réouverture :

  • Brassard poursuite " Berrizzi" (4km) remporté par Lebeau (U.S.M.) qui rejoint Nion après 3.3 km;
  • Handicap sur 1km remporté par Nanini devant Dupouy (U.S.M.)
  • match omnium international remporté par la paire Laurent/Rossi;  
  • Prix Saunier (américaine amateurs de 25 km) remporé par Aubry-Madoire;
  • Individuelle 5km remportée par Dupouy (U.S.M.)
  • Grand Prix d'Ouverture de demi-fond en deux manches remportées par Henri Lemoine (30 km en 26'40"2/5) et Auguste Meuleman (50km en 42'58"4/5). Classement général : 1er Henri Lemoine
  • Match omnium international en quatre manches : 1ère manche (vitesse sur 1km) 1ère série remportée par Paul Maye; 2ème remportée par Breuskin;   Finale des premiers remportée par Breuskin devant Paul Maye, Fournier et Goujon; Finale des troisième et quatrième par Jules Rossi devant Ignat, Laurent et Thiétard / 2ème manche ( poursuite à l'australienne sur 5 km) : vainqueurs Laurent-Rossi devant Fournier-Breuskin / 3ème manche (1km c.l.m. départ arrêté remporté par Laurent-Rossi; 4ème manche (Individuelle 10 km) remportée par May - Thiétard - Classement général remporté par Laurent-Rossi

Dimanche 4 Mai :

  • Prix du Métropolitain (vitesse amateurs) remporté par Martin (A.C.B.B.) devant Dupouy (U.S.M.) et Cuoc (C.S. VIIème)
  • Handicap amateurs sur 1000 m remporté par Martin (A.C.B.B.) devant Faure et Cuoc
  • Brassard-poursuite sur 4 km remporté par Alvarez devant Lebeau à 50m
  • Américaine amateurs sur 20 km remportée par Mottais-Dupouy (U.S.M.)
  • Epreuve de vitesse entre Guy Renaudin, Louis Chaillot, Pierre Georget et Ungier; finale des seconds : Chaillot bat Ungier - finales des premiers : Renaudin bat Georget - classement général remporté par Guy Renaudin vainqueur des trois manches (matches à deux, match à quatre et tour de piste lancé)
  • Tournoi de demi-fond (poursuite sur 7km) : 1ère série remportée par Fournier; 2ème série par Georges SérèsII ; 3ème série par Auguste Wambst
  • Grand prix Charles Lacquehay de demi-fond disputé sur 50 kms remporté par Georges Sérès II (entr. Van Ingelghem) devant Elia Frosio(entr. Rouillon)  et Auguste Wambst (entr. Ville) (autres participants : Maréchal (entr. Jubi), Monin (entr. Raynal) et Fournier (entr. Vanderstuyft)
  • Omnim des routiers par équipes : 1ère manche (1km lancé) remportée par Marcel Laurent-Fernand Mithouard ; 2ème manche (poursuite à l'australienne sur 5km)  remportée par Laurent devant Desmoulins , Mithouard et Goutal - classement général remporté par Laurent-Mithouard
  • Individuelle pro remportée par Marcel Laurent 

Dimanche 11 Mai  : Organisation E.C. Antony

  • Match de vitesse amateurs remporté par Lorenzetti (A.C.B.B.) devant Martin et Haumonté 
  • Handicap remporté par Dupouy devant Lorenzetti (A.C.B.B.) et Martin
  • Brassard-Poursuite (4km) : Alvarez (A.C.B.B.) bat Delvoye
  • Elimination remportée par Causeret
  • Américaine (60km) remportée par Pieters-Panier (A.C.B.B.) 

Samedi 25 Mai : Organisation E.C. Antony

  • Vitesse remportée par Ragot (U.S.M.) devant Aubry (V.C.A.C.) et Mottais (U.S.M.)
  • Poursuite (4km) : Chaumont (E.C.A.) bat Illitch (U.S.M.)
  • Handicap : Lebeau (U.S.M.) bat Dupouy (U.S.M.) et Aubry (V.C.A.C.) 
  • Individuelle(10 km)  remportée par Filliatre (E.C.A.) 
  • Américaine (50 km) remportée par Dupouy-Mottais (U.S.M.)

Dimanche 15 Juin :  

  • Vitesse : 1ère et 2ème manche remportées par Lorenzetti, troisième par Tournier; finale remportée par Lorenzetti devant Tournier et Blimo
  • Brassard-poursuite Berizzi (4 km) : Alvarez (A.C.B.B.) bat Faure
  • Poursuite (4km) : Bardelli (A.C.B.B.)  bat Regnard
  • Handicap : finale remportée par Aubry (V.C.A.C.)
  • Américaine (20 km) remportée par Marland-Renard (V.S.)

Dimanche 20 Juillet : série éliminatoire du championnat de France de demi-fond - troisième tour  (deux coureurs qualifiés pour la finale) 

  • Prix Charles Charron  Individuelle 6 km : remporté par Dupouy (U.S.M.)
  • Brassard-poursuite Bérizzi (4 km) : victoire de Broaweyes (V.C.R.M.)
  • Américaine (25km) remportée par Martin-Regnard
  • Première manche série éliminatoire demi-fond remportée par Henri Lemoine (entr. Jubi), les 100 kms en 1h 34'24", et la seconde par Jean Maréchal (entr. Guérin), les 100 kms en 1h 28'49"4/5

Vendredi 25 Juillet : arrivée de la 3ème étape de Paris-Melun-Milly- Paris  du Trophée Peugeot, épreuve en cinq étapes  remplaçant le Grand Prix Wolber.

  • Victoire de Robert Panier de l’A.C.B.B devant Tiger (Nantes).  classement général au soir de l'étape : 1er Joseph Alvarez (A.C.B.B.)

Dimanche 17 Août 1941 : Grand Prix de l’U.V.F. :

  • Vitesse amateurs : première manche remportée par Dupouy (U.S.M.), seconde par Mottais (U.S.M.), troisième par Iacoponelli; finale remportée par  Dupouy (U.S.M.) devant Iacoponelli et Mottais (déclassé)
  • Brassard-Pousuite (4 km) :Alvarez (A.C.B.B.) bat Browaeyes (V.C.R.M.) à 20 m
  • Vitesse professionnel : séries remportées par Renaudin, Noblet et Gérardin, repêchage par Chaillot. Finale : victoire de Gérardin sur  Noblet  
  • en demi-fond victoire d’Henri Lemoine (69.580 km dans l'heure) devant Meuleman, Maréchal, Chocque et Lesueur; Terreau (ab.)

Dimanche 31 Août : Américaine sur 100 km

 

Dimanche 21 Septembre :

  • Tentatives de record : 500m départ arrêté, meilleur temps Adolphe Prat 36" 3/5; 1km départ lancé meilleur temps Fournier 1'9"3/5
  • Poursuite à l'australienne (3km) : 1er match remporté par Idée, le second par Deforge
  • Individuelle pro. (5 km) remportée par Magdeleine
  • Américaine routiers/pistards (80 km) remportée par Guy  Lapébie-Louviot
  • Vitesse amateur remportée par Riou devant Mottais et Aubry
  • Elimination remportée par Mottais devant Dupouy et Chassang
  • Brassard-poursuite Berizzi : Lebeau (U.S.M.) rejoint Bardelli (A.C.B.B.) en 2km 620

 

1942

Dimanche 5 Avril : réouverture 

  • Prix Dupré : victoire de Senfftleben devant Degélas et Gérardin en vitesse
  • victoire d’Henri Lemoine en demi-fond

Dimanche 12 Avril : victoire d'Henri Lemoine en demi-fond

Dimanche 26 Avril :  Arrivée du Grand Prix de l’Ile-de-France (en remplacement de Paris-Caen), remporté par Albert Goutal

  •  Omnium remporté par Breuskin
  •  épreuve de demi-fond par Henri Lemoine

Dimanche 31 Mai  : Grand prix de l’AP.S.A.P. (départ et arrivée sur le vélodrome);

  • réunion amateur vitesse,
  • handicap,
  • brassard-poursuite et courses de primes

Jeudi 2 Juin : arrivée du Prix Wolber

Dimanche 21 Juin : deuxième tour de qualification de la troisième siérie du championnat de France de demi-fond remportée par Louis Chaillot

Dimanche 12 Juillet : victoire d’Henri Lemoine et victoire de Louis Chaillot devant Marcel Guimbretière

Dimanche 19 Juillet : victoire d'Henri Lemoine en demi-fond

Dimanche 2 Août : Américaine remportée par l'équipe Ragot - Hitch de l'U.S. Metro

 

1943

Dimanche 18 Avril : Réouverture du vélodrome : victoire de Louis Chaillot au classement général de l’épreuve de demi-fond - Prix Charles Lacquehay - et dans les deux manches devant Lemoine, Terreau, Georges Sérès, Jaminet et Maréchal (2 manches de 15 et 20 km) - selon autres sources, Henri Lemoine vainqueur de la seconde manche.

Dimanche 9 Mai : seconde série des championnats de France de demi-fond sur 100 km

Lundi 14 Juin : fête plurisport organisée par Le Petit Parisien ; épreuve de vitesse remportée par Schérens et Gérardin ex-aequo

Dimanche 20 Juin :

  • omnium routiers-pistards : record local du kilomètre lancé battu par Guy Lapébie en 1'6"1/5
  •  avant-dernière manche qualificative du 3ème tour du championnat de France de demi-fond ; victoire de Paul Chocque, les 100 kms en 1h 32’56’’ devant Raoul Lesueur à 9 t

Dimanche 15 Août :

  • victoire d’Henri Lemoine dans les deux manches de 40 kms du Prix Paul Guignard / bat Besson (SUI), Aerts (BEL), Level, Maréchal et Goutal
  • victoire de Gérardin sur Scherens (BEL) en vitesse dans le Prix Lucien Michard et de Lionel Talle dans le Prix Barthelemy (Omnium)

Dimanche 19 Septembre : Coupe des constructeurs, organisée par Le Cri du Peuple.

  • Américaine de 100 kms remportée par l’équipe Métropole (Deforge, Laurent, Level et Thiétard); sprint d'équipe sur 1 tour remporté par Emile Idée
  • en vitesse, victoire de Paul Maye et Louis Gérardin (prof) d'Etienne (Am.) et de Cautenet dans le handicap

Dimanche 3 Octobre : réunion de fermeture - Grand Prix  de la F.F.C.

  • victoire d’Henri Lemoine 69.915 km dans l’heure devant Meuleman à 40 m et Ernest Terreau à 70 m
  • Omnium des routiers disputé sur 4 manches et remporté par Guégan devant Louis Caput et René Deforge 

1944

Dimanche 23 Avril :

  • victoire de Gérardin en vitesse devant Senfftleben et Maurice Etienne. Senfftleben bat à cet occasion le record de France du 1/4 de mile en 24";
  • victoire de Léon Level en demi-fond (vainqueur de la première manche et du classement général, le Suisse Jacques Besson vainqueur de la seconde);
  • en omnium victoire d'André Pousse (vainqueur de la vitesse et du  kilomètre lancé) devant Victor Delvoye (vainqueur de la poursuite et de l'élimination)

Lundi 1er Mai :  2ème série des qualifications pour le championnat de France de demi-fond, remportée par Louis Chaillot devant Louis Minardi

 

Dimanche 7 Mai : 14ème Critérium des Aiglons, arrivée de la troisième épreuve Vernon-Vélodrome La Croix de Berny, remporté par Maurice Bocquet (C.S.I.)

  •  Prix Gustave Ganay, épreuve de demi-fond remportée par le Suisse Jacques Besson (vainqueur de la seconde manche et du classement général, Louis Chaillot remportant la première manche);
  • Prix Lucien Michard sur 1 000m remporté par Louis Gérardin devant Maurice Etienne

Dimanche 4 Juin

  • 6 heures de Paris, au profit des prisonniers du front Stalag 204, disputées  à l'américaine, remportée par Goutal / Piot

Dimanche 18 Juin 

  • Prix Emile Engel (Omnium par équipes en quatre manches) : vitesse remportée par Senfftleben;  km départ lancé par Landrieux; 500m départ arrêté par Senfftleben; poursuite (4km) par Breuskin; élimination par Senfftleben; 8 km par Senfftleben-Landrieux; classement général remporté par Senfftleben
  • prix Van Den Hove (course de prime amateur disputée sur 5 km)  remporté par Alavoine
  • repêchage championnat de France de demi-fond, disputé sur 100 km et  remporté par Jean-Jacques Lamboley en 1 h 27'56"2/5 devant Henri Lemoine

Dimanche 9 Juillet :

  • Omnium par équipes en quatre manches : vitesse sprinters remporté par Louis Gérardin, vitesse pistards par André Pousse, vitesse routiers par Jules Rossi et par équipes : équipe Gérardin - Kilomètre ramporté par équipe Gérardin - Elimination remportée par Louis Gérardin et par équipe Louis Gérardin - classement général remporté par Gérardin-Pousse-Piel
  • Demi-fond remporté par Jacques Besson (CH) 69.700 km dans l'heure

Dimanche 23 Juillet : réunion annulée 

 

1945

Dimanche 13 Mai : Match de boxe : Marcel Cerdan bat Jean Despeaux par k.o au 5ème round

 

Dimanche 20 Mai :

 

Dimanche 3 Juin : Journée Léo Lagrange - Prix du "Populaire" - Omnium pro. par équipes (vitesse, poursuite, km lancé, individuelle)

 

Mercredi 20 Juin : Qualification du championnat de France de demi-fond 1er tour - deuxième série- vainqueur Louis Chaillot

 

Dimanche 24 Juin :  

  • championnat Ile de France de vitesse sociétés remporté par A.C.S.I.M. (Sensever, Lanners et Doguette)
  • arrivée du championnat d'Ile de France sur route remporté par Pierre Kariger (A.C.B.B.) devant Jean Baldassari (V.C.L.) et Huraux (A.C.B.B.)
  • demi-finale du championnat de France de polo-vélo
  • Individuelle sur 5 km remportée par Lhuillery (V.C. XIIème)
  • Poursuite individuelle sur 4 km, finale : Adam (A.C.B.B.) bat Guillemet
  • Premier Pas sur piste remporté par Lognay (V.C. XIIème)
  • Américaine de 30 km (amateurs et indépendants) remportée par Straub/Madoire (U.S. Franco-Belge)

Dimanche 24 Juin : Matches de boxe

  •  Roger Tison - Ray Famechon et Germain Perez - Emile Dicristo
  • Marcel Cerdan bat Edouard Tenet aux points en dix rounds

 1946

Dimanche 18 Août : Victoire de Louis Chaillot en demi-fond

 

Dimanche 8 Septembre : Demi-Fond : victoire de J.J. Lamboley devant Georges Wambst, Raoul Lesueur, Amédée Fournier et ... Heiman; arrêtée par la pluie au 56ème km

 

Automne : record derrière motos établis par Léon Level : 2km en 1'38"1/5

 

Dimanche 20 Octobre : Matches de boxe :

  • Marcel Cerdan bat Pankoviak par k.o au 5ème round;
  • Krawcik bat Tenet en deux ronds (ab.)

1947

Dimanche 20 Avril :  Deuxième série des éliminations du championnat de France de demi-fond, remportée par Amédée Fournier,  et 2ème série qualificative (1er tour)remportée par Henri Lemoine

 

Dimanche 22 Juin : championnat d'Ile-de-France des sociétés : 

  • Finale remportée par Sensever (A.C.S.I.M.) devant Faye (V.C. 12ème) en 12" 2
  • Classement final : A.C.S.I.M. : 2 victoires (Senserver, Lanners, Doguette) 2. V.C. 12ème : 1 victoire (Faye, Vidal, Piquet)
  • Individuelle remportée par Lhuillery (V.C. 12ème)
  • Poursuite individuelle sur 4 km : Adam (A.C.B.B.) 5.33"4/5 bat Guillemet (P.U.C.) 5'34"
  • Premier Pas sur Piste, finale des premiers : Lognay (V.C. 12ème) bat Sourmaille (P.C.) en 13"4
  • Américaine  30 km amateur et indépendants remportée par Straub/madoire (U.S. Franco-Belge)

 Dimanche 31 Août :  

  • Demi-fond en deux manches, classement général remporté par J.J. Lambolley
  • Omnium en quatre manches remporté par Louis Gérardin
  • Vitesse (amateurs) remportée par Babinot (V.C.L.)
  • Primes : 1er Jeannot (V.C.L.)

Dimanche 7 Septembre :  

  • Prix Perchicot (vitesse, américaine et indépendants) : finale sur 1000 m remportée par Lanners (A.C.S.I.M.) devant Yacoubian (A.C.S.I.M.) - les 200 m en 12"2
  • Brassard -Poursuite Berrizi : Guillemet (P.U.C.), les 4 km en 5'26"2 bat Teoldi de 70 m
  • Prix Marcel Doré (Individuelle 3 km) remportée par ... Tartrat (A.C.B.B.)
  • Prix Germain Ibron (course de primes) remportée par Lanners (A.C.S.I.M.)
  • Prix Armand Blanchonnet (Omnium professionnels) : classement général remporté par Georges Senfftleben (vitesse devant Gérardin et Iacoponelli et poursuite devant Claisy; Individuelle sur 6 km remportée par Gouery)
  • Prix Georges Paillard (demi-fond derrière grosses motos) : 1ère manche de 30 km remportée par Paul Chocque; seconde manche sur 40 km par Louis Minardi; classement général remporté par Louis Minardi

 1948 

Dimanche 4 Avril : 1ère série élimination pour le championnat de France de demi-fond remportée par Guy Solente et seconde série par Robert Rodriguez

 

Dimanche 11 Avril :

  • 2ème série élimination pour le championnat de France de demi-fond remportée par Robert Rodriguez
  • Grand Prix du Metro de demi-fond remporté par Louis Chaillot

Dimanche 9 Mai : 2ème tour de la 3ème série des qualifications pour le championnat de France de demi-fond remportée par Louis Chaillot 

 

Dimanche 23 Mai : 3ème tour de la 5ème  série des qualification pour le championnat de France de demi-fond remportée par Georges Sérès

 

Dimanche 1er Août : championnat de France de poursuite; finale remportée par Roger Rioland sur Landrieux

 

1949

Dimanche 10 Avril : 1ère série du 1er tour des qualifications pour le championnat de France de demi-fond remportée par Amédée Fournier

 

Dimanche 10 Juillet :

  • championnat Ile de France vitesse : Février bat Van Glabeck
  • championnat Ile de France poursuite : Lavaud (K.S.) bat Stevens
  • championnat poursuite et addition de points du V.C. Vétéran remporté par André
  • Individuelle sur 5 km remportée par Oberson (K.S.)
  • Demi-fond derrière motos commerciales sur 25 km remporté par Ragot (U.S..M.)
  • Américaine sur 40 km remportée par Oberson/Sanson (K.S.)

 

RECORDS 

 

Vendredi 17 Juin 1938 : record du Monde du kilomètre en tandem par Michard / Chaillot en 59"3/5 (60.402 km/h de moyenne)

Vendredi 12 Août 1938 : record du monde des 60 km en 1h 26’45’’ et 70 km en 1 h 42’34’’35 par Maurice RICHARD 

Samedi 1er Octobre 1938 : record du monde de l’heure pour Jeanine ZUSCHMITT avec 35,670 km

(ancien record Me Modire avec 35 km 147) 

Jeudi 1er Septembre 1938 : record du Monde des 100 kms par Jean MALAVAL en 2h 27'25"1/5

 

 

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 Records locaux :

- 500m : Breuskin en 29''3/5

- 1 km : Guy Lapébie en 1'6''1/5


Sources :

Photos et documentation François Bonnin

Photo et textes  Patrick Police - Photo Claude Larcher

Presse : Ce soir; Miroir des Sports, Match, Cyclosport, L'Humanité, L'Ouest Eclair, le Génie Civil, le Matin, Le Temps, La Croix, Le Petit Parisien, l'Humanité, Le Populaire, Le Petit Parisien; Paris-Soir; Omnisport.

Livre:  "Magic City" de René Lucot.

Sites internet Ville Antony et U.S. Metro

Contributions : Dominique Turgis

 

Nota : pour toute reproduction -même partielle - de ce travail,

il devra être mentionné le nom des auteurs et du site internet STAYER FR

 

 

 

Patrick Police 

20 Décembre 2016 et 11 Février 2018

 

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21/12/2016
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