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DANS LE RETRO : DE BELLES HISTOIRES DE VELOS, DE MOTOS, DE DERNY


LE DEMI-FOND "NEW LOOK" ... IL Y A QUARANTE-SIX ANS !

 

Dans son édition de Novembre 1972, surfant sur la vague du  "Moto revival" du début des années 70, Cyclisme Magazine consacrait une page au demi-fond pour saluer l'arrivée des superbes Honda 350, destinées à magnifier les prestations des stayers sur le vélodrome couvert de Grenoble (le seul avec l'I.N.S.E.P. de Vincennes à l'époque)

 

Dans le ton employé dans cet article, on ressent bien le rêve un peu fou d'une résurrection du demi-fond, rêve qui - hélas - ne se réalisera pas.

 

Pas plus que nous ne reverrons sur les pistes ces belles motos, dont j'ignore à ce jour le sort (bien que je suis persuadé que des visiteurs pourraient nous apporter leur éclairage en la matière) et qui nous renvoient au cimetière des occasions gâchées de revitalisation de la piste en France.

 

Si quelque chose devait nous consoler dans la galère que vit cette année le demi-fond français, c'est qu'apparemment - qui en doutait ? - d'autres on connu de pareilles séquences bien avant nous.

 

Allez, on continue, on y croit, il le faut ...

 


 

Patrick Police - documentation François Bonnin

STAYER FR le 29 Mai 2018

 


29/05/2018
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HISTOIRE ET ROULEAU

 

 

Paris-Roubaix 1900 ... sur les véhicules d'entraînement, un coupe-vent et ... un rouleau !

Cette année-là, c'est d'ailleurs un stayer, Emile Bouhours, dit "Le Normand" , (quatre fois champion de France de demi-fond s'il vous plaît) qui remportera l'épreuve  légendaire.

 

 


12/11/2017
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LE CAFE-RESTAURANT "AU STAYER" : ENIGME RESOLUE !

 Il existe à Paris, au 49 Boulevard Brune, un café-restaurant nommé "Au Stayer" ... Ca, vous le savez déjà, sauf si vous lisez STAYER FR en mode diagonal-fugitif.

 

Il y a de cela deux années, nous avions lancé une bouteille à la mer sur le site, pour en savoir plus sur l'histoire de cet établissement.

 

A la suite de mon article et celui de François Bonnin consacrés à Roger Queugnet, ce dernier s'est manifesté auprès de nous, pour nous donner la clé de l'énigme :

 

DSC00693.JPG  

 

 Roger QUEUGNET, après avoir eu connaissance de notre "bouteille à la mer", vient de nous contacter.

Et il nous livre la clé du mystère :

 " Le sujet qui te tracasse, ce foutu bistro, va enfin être résolu ! Ma mère, femme ardente et travailleuse, fit, alors qu'elle était en fin de gérance d'un café à Versailles, l'achat, conditionné d'une part par le très faible prix et la situation de ce café situé à l'angle du Boulevard Extérieur, avec la perspective d'un boulevard périphérique alors en prévision. Bien évidemment, elle y avait exposé de nombreux cadres et photos ..."

 

A notre connaissance, il s'agit du seul café ou restaurant faisant référence en France au monde du demi-fond dans son enseigne.  

Si vous avez des commentaires ou des informations complémentaires, n'hésitez pas à nous en faire part ...

 

 


24/01/2017
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L'EURO 53 : 63 ANS APRES, LE RETOUR DU CHAMPIONNAT D'EUROPE EN FRANCE

L’« EURO » de Demi-Fond en France 1953 -2016  

 Soixante-trois ans d’attente 

 

QUEUGNET  Roger HOLTZMANN Collection Etienne HAREL - Copie_crop - Copie_crop.jpg

 

 

Pour la première  fois depuis les championnats du monde 1989, la France accueille une épreuve officielle internationale avec entraînement motorisé,  l’occasion pour nous d’évoquer le critérium européen d’hiver 1953 disputé au Vel d’Hiv parisien, dernier championnat  continental (officieux) organisé dans l’hexagone. 

 

Ce rapprochement peut paraître audacieux dans la mesure où le championnat d’Europe dans sa version actuelle a été institué en 1995, après le retrait de  la spécialité du programme des championnats du monde. Cependant  les compétitions labellisées championnat ou critérium d’Europe s’inscrivent dans une chronologie historique (souvent méconnue) bien plus ancienne. 

Sans remonter à première époque (1896-1920) sous l’égide de la fédération cycliste allemande qui en assura la majorité des organisations, c’est en 1948, à l’initiative de l’association des directeurs de vélodromes d’hiver, que furent réinstaurées des compétitions européennes en demi-fond (entre autres disciplines de la piste : vitesse, américaine, omnium).  

 

Le  titre de champion d’Europe d’hiver (pour l’ensemble de ces mêmes épreuves), sera reconnu à dater  de la saison 1971-72, à la suite des réunions du  comité directeur de l’U.C.I. tenues  à Apeldoorn le 27 février 1971 puis à Varèse le 22 août 1971.Le rendez-vous hivernal du demi-fond européen se perpétua  jusqu’en 1991 et la série actuelle, rétablie en 1995 en est donc l’héritière.  

 

Le  Suisse Jacques Besson, entrainé par Georges Groslimund  inaugura le palmarès, à Zurich, le 2 janvier 1949 en enlevant la quatrième et dernière épreuve d’une compétition disputée par addition de points. 

Lui succédèrent , Raul Lesueur, derrière la moto de Maurice Jubi, en 1950 à Anvers, lauréat d’une finale directe entre les cinq champions nationaux (Belgique, France, Italie, Pays-Bas, Suisse)  et  après une interruption en 1951, le  Belge Adolphe Verschueren, associé à Maurice Ville, révélation de la saison 1951-52, en prélude à son premier sacre mondial de l’été. 

 

Et nous en arrivons à l’organisation 1953 confiée pour la première (et unique) fois à la France sur la piste du Palais des Sports de Grenelle. Le système de qualification pour la finale  accorda cette année-là trois places sur invitation aux coureurs étrangers, les champions nationaux Verschueren (Belgique) , également champion du monde et détenteur du trophée européen, Martino (Italie) et Besson (Suisse) et deux places pour le pays hôte attribuées au champion national d’hiver et au vainqueur  d’une course nationale qualificative. 

 

 

Souvent malchanceux au championnat de France, Roger Queugnet s’adjugeait le titre de champion d’hiver, le 7 décembre 1952 s’imposant devant Lemoine. Ainsi lui revenait en premier l’honneur de représenter les couleurs françaises pour le critérium d’Europe.  Puis, ce  fut l’éliminatoire française courue sur la distance de 50 kilomètres une semaine avant la finale, où, contre  toute attente, le duel annoncé  entre Godeau et Lemoine tourna court. Godeau, impérial malgré le handicap d’une épaule mal remise, ne permit jamais à son adversaire d’user de sa tactique favorite du « barrage » consistant à se laisser glisser en dernière position pour ensuite s’efforcer de faire décoller le leader. Le champion de France, pris de vitesse à son propre jeu se faisait doubler, et laissait Godeau filer vers la qualification en  dépit de la vaine opposition de Le Strat , Chardon et Solente, autres protagonistes de cette manche nationale.  

 

La finale, en cette soirée dominicale du 1er février 1953, devait  régaler le public parisien, le trio Verschueren-Godeau-Queugnet se livrant une lutte sans répit pour la conquête du  titre,  d’une  intensité rarement atteinte pour une ronde de 100 kilomètres. 

Verschueren , qui ne disposait pas de sa meilleure forme prit le contrôle au départ et produisit le maximum d’efforts pour contrer les multiples attaques de Godeau et Queugnet,  avant de s’incliner à la mi-course. Godeau passait alors en tête et semblait se diriger vers la victoire  finale, maîtrisant avec brio les contre-accélérations de Queugnet, tandis que Verschueren , éprouvé, perdait un tour et que Martino et Besson étaient hors des débats.  Le coureur suisse ne se signalait guère que par la course de barrage imposée par  Guérin à l’encontre de Maurice Ville, témoignant d’un contentieux de mauvais aloi entre entraîneurs. 

Malgré la facilité de Godeau,  Lavalade commit l’erreur de temporiser, laissant son coureur sous la menace de Queugnet et de ce  fait,  la réaction de Verschueren , amorcée après les 80 kilomètres allait anéantir les espoirs de « Popeye ». 

En effet , sur le point de de perdre un second tour, Verschueren, ressaisi,  imposait une épreuve de force à l’issue de laquelle Godeau, en perte d’équilibre en haut de la piste, frôlant la chute, décollait du rouleau.  Queugnet  surgissait  alors en tête pour la  première fois, et dès lors s’engageait dans une trajectoire triomphale, tracée avec intelligence par Auguste Wambst, pace-maker clairvoyant . 

Cependant, Verschueren ne  renonçait pas et poursuivant sa remontée; il reprenait le tour perdu  aux deux Français, pour  une fin de course splendide à la faveur de laquelle il soufflait la seconde place à un Godeau découragé, et revenait même dans le sillage du leader. Le dernier mot  restait malgré tout à Queugnet qui voyait ses efforts et son énergie récompensés de l’écharpe U.C.I.  venant après  la tricolore; il était décidemment  le stayer en forme de cette saison d’hiver. 

 

QUEUGNET  R  photo JM Le tailleur JML.jpg

 

Avant lui, parmi les gloires françaises du Demi-Fond,  trois coureurs,  s’étaient parés du titre européen à l’époque héroïque : Lucien Lesna (1896, 1898) ; Paul Guignard (1905, 1906, 1909, 1912) et Georges Sérès (1920) ; sans oublier bien sûr Raoul Lesueur (1950), déjà cité au titre des vélodromes d’hiver. 

 

Roger Queugnet était bien leur digne successeur et il demeure à ce jour le dernier stayer  Français titulaire de cette distinction qui n’était alors que semi-officielle.  

 

Ces lignes sont écrites à quelques semaines du grand  rendez-vous des premiers championnats d’Europe de cyclisme sur piste Elite au Vélodrome National de Saint-Quentin en Yvelines où les spécialistes du demi-fond retrouveront enfin les honneurs de figurer au programme  parmi toutes les disciplines de la piste. Et tout en souhaitant bonne chance, dans le meilleur esprit sportif, aux représentants de  nos voisins Européens, gageons que nos sélectionnés auront eu à cœur de se distinguer en cette soirée du 19 octobre, soixante-trois ans après la dernière organisation continentale du demi-fond sur un vélodrome français en s’inspirant peut-être de Roger Queugnet, leur dernier compatriote sacré champion d’Europe en cette circonstance. 

 

Ils confirmeraient  alors l’excellente  impression  produite sur la piste du vélodrome de Bordeaux-Lac lors de la toute  récente  finale du championnat  de France, qui a pleinement justifié le retour du demi-fond dans le giron des championnats élites sur piste.   

 

François BONNIN, pour STAYER FR

Photos Stayer Fr et J-M Letailleur

 

 

CRITERIUM D’EUROPE D’HIVER DE DEMI-FOND   1952-1953

 

ORGANISATION :   Association des Vélodromes d’hiver Européens  

Dotation : Au   1° :  50 000 francs -  Au 2° : 30 000 francs  -3° : 20 000   francs 

 

Sont qualifiés pour   la finale :  

Adolphe   Verschueren          Vainqueur   Critérium d’Europe 1952 - Dortmund (02/03 /1952) - (Entraineur : Maurice   Ville)   

                                             Champion   de Belgique - 1952 - Liège – Rocourt  (15/06/52)           "                   "       

                                             Champion   du Monde 1952  - Paris Parc des Princes (F.S.C Luxembourg)     "                   "       

Guiseppe   Martino                 Champion   d’Italie 1952  - Ferrara (14/09/52)    (Entraineur : Emile Van   Den Bosch)   

Jacques   Besson                   Champion   de Suisse 1952 -  (12/05/52)

Roger Queugnet                     Champion National d’hiver 1952-53 Paris - Vel d’Hiv (7/12/52) -  (Entraineur : Auguste  Wambst)    

Et le vainqueur de   l’épreuve qualificative réservée aux coureurs français. 

 

 

EPREUVE QUALIFICATIVE (Course   nationale)  - Paris Vélodrome d'hiver - Dimanche 25  janvier    1953 

 

1- (04) Roger Godeau  

Daniel   Lavalade 

 

50 km en 43'24"2/5 

2- (03) Ange Le Strat  

Adolphe   Laval 

 

à 120 m 

3- (05) Guy Solente 

Alexis   Blanc-Garin 

 

à 200 m 

4 -(02) Henri Lemoine 

Arthur   Pasquier 

 

à 1 tour 50 m 

5-(01) Roger Chardon  

Auguste   Wambst 

 

à 1 tour 125 m 

Ordre   des départs : Chardon, Lemoine, Le Strat, Godeau et Solente. Godeau remonte progressivement  vers la première place, et met   rapidement en échec la tentative de Lemoine de « faire le mur »  en le   doublant au trentième  kilomètre,  sans lui laisser le temps de se placer en   position d’arrêt. Installé comme leader, Godeau consolide sa position,    en  jugulant les multiples attaques de Le Strat et Chardon, ce   dernier occupant encore le second rang à dix tours de la fin. Solente joue alors sa   carte sur la fin de course sans toutefois réussir à menacer Godeau qui se   qualifie pour la grande finale européenne du dimanche suivant.   

 

 

FINALE  - Paris Vélodrome   d'hiver - Dimanche 1 février   1953        

  

NOTA   L’édition de L’EQUIPE du samedi 31 janvier indique Van Den Bosch comme   entraîneur de Martino et non Blanc-Garin comme mentionné sur le programme de   la réunion .  

1-(04) Roger Queugnet 

Auguste   Wambst 

FRANCE 

100 km en 1h 30' 

2-(02) Adolphe   Verschueren  

Maurice   Ville (FRA.) 

BELGIQUE 

à    70 m 

3-(01)  Roger Godeau  

Daniel   Lavalade 

FRANCE 

à  150 m 

4-(05) Guiseppe Martino  

Emile Van Den Bosch(BELG.) 

ITALIE 

à   3 tours 

NC- (03) Jacques   Besson 

Maurice   Guérin (FRA.) 

SUISSE 

Abandon 

La course : Godeau,   Verschueren, Besson, Queugnet  et Martino s’élancent selon l’ordre de départ fixé,  et,   dès la prise des entraîneurs, le duel s’engage entre  Godeau et   Verschueren, qui s’empare  du commandement. Le champion du monde subit   alors les attaques répétées de Godeau, puis à partir du trentième  kilomètre, de Queugnet. Eprouvé par les assauts des deux Français et aussi par la résistance de   Martino et surtout de Besson qu’il peine à doubler, en raison de   l’antagonisme entre les entraîneurs Guérin et Ville,  le Belge finit par   céder la première position à Godeau, suivi de Queugnet, à   la mi-course. Martino et Besson sont alors irrémédiablement distancés et la   course se réduit à une lutte à trois. Au soixantième kilomètre, Verschueren concède   un  tour  et Godeau, pédalant allègrement, repousse avec aisance   les tentatives  de débordement de Queugnet.   Mais mis en échec par la résistance que lui oppose, contre  toute   attente, Verschueren sur le point d’être à nouveau doublé, et placé en   difficulté le long des balustrades, Godeau décolle soudainement et Queugnet   toujours en embuscade, lui ravit la première  place. Cette action   décisive se situe à 36 tours de la fin et à partir de là Queugnet   mène avec détermination,  tandis que Godeau, démoralisé  perd  le contact. Par contre,   Verschueren poursuit sa remontée, se dédouble sur les deux tricolores, et   effectue une fin de course haletante, s’adjugeant la seconde place aux   dépens de Godeau, et venant même  inquiéter Queugnet,   malgré tout hors d’atteinte pour la victoire  finale. 

 

Principales Sources consultées : Le quotidien L’EQUIPE, l’hebdomadaire MIROIR-SPRINT, LE MONDE CYCLISTE, organe de l’UCI ,  les programmes du Vel d’Hiv des dimanche 25 janvier et 1 février 1953. 

 

Nota : pour toute reproduction -même partielle - de ce travail,

il devra être mentionné le nom des auteurs et du site internet STAYER FR

 


17/10/2016
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HISTOIRES DE STAYERS : PAUL DANGLA, TEL UN METEORE

DANGLA Paul Dangla -France- 1904.jpg

 

                                Paul DANGLA, tel un météore ...                                

 

 
Longiline, cet athlète au buste étroit mais aux cuisses longues et puissantes, a d'abord longtemps écumé les courses régionales de son Sud-Ouest. Excellent sprinter, il "monte" dès 1899 à Paris, pour y disputer le Grand Prix Cycliste. Il y remporte une série éliminatoire, et est un des bons sprinters du moment. 
Alors qu'il peine à "faire son trou" dans le monde de la vitesse, il découvre le demi-fond.
Très vite, il y excellera. En une saison, il devient le rival des Guignard, Robl, Dincketmann. Roi sur sa bonne piste de Semble à Agen,il était un des véritables espoirs du demi-fond français, l'un des rares à pousser dans leurs derniers retranchements, ou à les battre, d'aussi redoutables clients que les as américains du temps, Harry Elkes ou Robert Walthour.
Ce dernier, incontestable numéro 1 de la saison 1903, n'hésitera pas à le désigner comme l'adversaire le plus valeureux qu'il ait rencontré lors de son séjour victorieux en Europe. Un hommage qui démontre l'indiscutable valeur de Paul Dangla,  et le confirme meilleur stayer français.
 
Ses deux records de l'heure établis durant l'été et l'automne 1903 sur la piste du Parc des Princes consolident son statut.
La saison suivante, il se produit en Allemagne, triomphe d'abord à Cologne, puis à Dresde, avant d'affronter le gratin européen sur la piste de Magdebourg.
Drivé par le légendaire Marius Thé, il éparpille ce jour-là ses adversaires, dans une course de 75 kms où il ne trouve pas son maître. 
Mais, au soixante-dixième kilomètre, alors qu'il croisait avec plusieurs tours d'avance sur ses adversaires, un entraîneur surgi sur la piste devant l'équipage déboulant à pleine vitesse, pour se substituer sans prudence à la moto devenue défaillante de l'entraîneur de l'Allemand Demke.
C'est le choc, inévitable et épouvantable. Le grand espoir du demi-fond français gît en bord de piste dans un état pitoyable : jambe cassée en deux endroits, graves blessures à la tête et sur le corps. Immédiatement transporté à l'hôpital local, il y décèdera au terme de douze journées d'agonie.
 
Le demi-fond français vient de perdre en Paul Dangla, le champion sans titre, un de ses espoirs les plus prometteurs.  
 
Paul Dangla - né à Agen le 16 Janvier 1878 - décédé le 25 Juin, suite à l'accident survenu le 12 Juin 1904
 
Palmarès :
1899 PRO
1900

PISTE (vitesse)

G.P. Toulouse

2ème G.P. Midi (Perpignan)

2ème Internationale : Bordeaux

3ème G.P. Beauvais

 
1901

PISTE

G.P. Roanne (demi fond) 

G.P. Senlis, G.P.  Toulouse (vitesse)

2ème G.P. Angers,Vichy (vitesse)

2ème Saint-Nazaire; 3ème Roubaix  (vitesse) 

 
1902

PISTE

G.P. Montpellier,Trois heures de Leipzig (demi-fond), GP Angers, Saintes (vitesse); 2ème G.P. Anvers,Bayonne (vitesse)

2ème Tandem : Roubaix(Guignard); 2ème Reims, Roubaix (vitesse);  3ème Turin, 4é GP Bologne, Clermont (vitesse)

 
1903

PISTE (records et demi-fond)

Record du Monde del'Heure derrière moto le 16 Août au Parc des Princes à Paris : 81km 108

Record du Monde de l'Heure derrière moto le 18 Octobre au Parc des Princes à Paris : 84km 577

Record Cinquante kilomètres derrière moto 

Trois heures de Leipzig

2ème du championnat d' Europe,

2ème G.P. Conseil Général (Paris) 

3ème G.P. Cannes 

4ème G.P. Nice

 
1904

PISTE

Roue d'Or (Magdeburg)

4ème Vase d'Or (Fridenau)

 

Appendice :  Le vélodrome de La Palme à Agen fut rebaptisé Paul Dangla en 1965.

Après la destruction de celui-ci en 1965, un C.E.S. fut construit à sa place, qui porte également le nom de Paul Dangla.

 

 

Avec mes remerciements à Patrick ARDIN, qui a apporté l'essentiel des informations figurant dans ce travail


 

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12/03/2016
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