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LES ACTUALITES DU DERRIERE ENGINS MOTORISES ET LE CALENDRIER DES EPREUVES DERNY ET DEMI-FOND 2018

 

 

 

 


UN PREMIER POINT SUR LA SITUATION DU DEMI-FOND FRANCAIS APRES LA REUNION DE FORST

FORST c’est Fort …

 

 

Rendez-vous était pris pour le traditionnel week-end de Pentecôte pour dix-huit stayers avec au programme une épreuve derrière Derny le samedi, et deux épreuves de demi-fond sur ce vélodrome historique (1906) développant 400 mètres. Deux équipages français étaient de la fête : Joseph BERLIN-SEMON, la révélation du dernier championnat de France, drivé par François TOSCANO,  et Antoine GAUDILLAT,  avec comme entraîneur son père.  L’occasion en somme pour Joseph de poursuivre son apprentissage au niveau international, sous les conseils d’Antoine. 

 

En préambule, le samedi était réservé à une épreuve derrière Derny courue en deux manches sur un circuit technique et éprouvant comportant trois virages et des pavés digne d’un Paris / Roubaix.  L’occasion pour nos deux représentants de se remettre en selle après un périple routier de dix-huit heures (une paille !) pour se rendre à FORST, ville située au sud de Berlin sur la frontière polonaise.  

A Forst, même le parc à vélo affiche complet ...   

 

 L’objectif de la première manche était de ne pas prendre de risque pour ne pas compromettre l’épreuve du lendemain. Après avoir apprivoisé les pavés, la deuxième était, elle, consacrée à retrouver de bonnes sensations pour les deux compères. Après quelques tours pour remonter en tête de peloton, nous avons assisté à une course d’équipe de nos Français. Pendant les deux tiers de la finale, ils s’évertueront à secouer le groupe en par leurs attaques successives avant de lever le pied pour finir « au chaud » cette épreuve. 

 

 Le classement est donc anecdotique pour nos Français, le vrai travail était réservé pour le Dimanche. 

 

Forster Derny Cup’  

  1. Giuseppe Atzeni (CHi) – André Dippel 2 pnt 
  2. ReinierHonig – Jos Pronk (P-B) 5 pnt  
  3. Stefan Schäfer – Peter Bäuerlein (Ger) 6 pnt 
  4. Franz Schiewer – Gerd Gessler Ger) 9 pnt 
  5. Stefan Lange – Franz Schwarz (Ger) 11 pnt 
  6. Zachary Kovalcik (USA) – Thomas Bauer (Ger) 12 pnt 
  7. Patrick Kos  – René Kos (P-B) 12 pnt 
  8. Daniel Harnisch – Lutz Weiß (Ger) 16 pnt 
  9. Robert Retschke – Holger Ehnert (Ger) 18 pnt 
  10. Joseph Berlin-Semon – Francois Toscano (Fra) 22 pnt
  11. Antoine Gaudillat – Alain Gaudillat (Fra) 22 pnt
  12. Moritz Kaase – Marcel Möbus (Ger) 23 pnt
  13. Peter Jörg – René Gierth (CH) 25 pnt

N.C. : Jakub Filip (Cze) – Heinz Spielmann (Ger) (chute après 16 tours )

 

  

Après une nuit réparatrice, un grand soleil réveille nos équipages le dimanche matin, et, comme la veille, la chaleur aura son importance quand il s’agira de rouler sur le béton du vélodrome. Joseph aura la «joie ?» de prendre le départ des deux manches avec le dernier podium du championnat d’Europe, et pas moins de quatre coureurs ayant porté le maillot européen (Atzeni, Schafer, Schiewer et Kos). 

 

Lors de la première manche Joseph - parti en cinquième position - prend un bon départ et se retrouve en tête de l’épreuve avant la mi-course. Mais les autres coureurs réagissent à cet «affront» pour vite reprendre les commandes. Joseph va donc se retrouver englué dans les turbulences et les « coups de vent?» de ses adversaires du jour. Et ce sera au courage Joseph terminera le dernier tiers de cette manche, dernier certes, mais quand même juste derrière le vice-champion d’Europe 2017. De son côté Schiewer fait honneur à son maillot en remportant avec maitrise cette première manche.  

 

Au départ de la deuxième manche, Joseph rectifie l’erreur du départ rapide réalisé précédemment. Malheureusement, cette fois trop timide dans la gestion de son effort, il se retrouve doublé rapidement. Mais il va vite réagir et se retrouver dans le rythme du groupe, se permettant même de remonter dans le peloton de tête.    

 

Belle expérience pour Joseph qui pour sa première course de la saison lui permet de situer son niveau en comparaison avec les autres compétiteurs qui eux ont déjà participé à plusieurs épreuves en 2018. Nul doute pour les prochaines compétitions, il aura appris que la gestion de l’effort est un point important à ce niveau. 

 

1ère manche 30 km : 28’42’’

2ème manche 40 km :  36’45’’ 

 1 Franz Schiewer (GER)   Gerd Gessler (GER)   1   1   

 2 Stefan Schaefer (GER)   Peter Bäuerlein (GER)   3   2   

 3 Giuseppe Atzeni (SUI)   André Dippel (GER)   2   3   

 4 Patrick Kos (NED)   René Kos (NED)  4   4   

 5 Robert Retschke (GER)   Holger Ehnert (GER)   75   

 6 Zachary Kovalcik (États-Unis)   Thomas Baur (GER)   5  7   

 7 Reinier Honig (NED)   Jos Pronk (NED)   8   6   

 8 Daniel Harnisch (GER)   Lutz White (GER)   6   8   

 9 Joseph Berlin Semon (FRA)   Francois Toscano (FRA)  9  9      

  

Antoine quant à lui prend le départ de la deuxième épreuve - un peu dans l’inconnu après une saison 2017 en pointillé-. En effet, victime d’une fracture de la main au retour du Tour d’Argentine début mars 2017, le champion de France 2015 a très peu couru la saison dernière. C’est donc après plus de six mois d’arrêt qu’Antoine reprend la compétition, avec pour nouveaux objectifs se faire plaisir sur le vélo, mais surtout privilégier son activité professionnelle. 

Après un bon départ il prend la troisième place en position d’attente pour se rapprocher de la première marche du podium. Mais c’est sans compter sur un surprenant Moritz Kaase (le futur vainqueur a des chevaux sous le capot, vous pouvez me croire) qui revient de l’arrière. Au terme d’une belle joute, Antoine doit céder et il se retrouve sur ces entrefaites en dernière position. Trop tard pour une place sur le podium donc, mais au métier il réussit à se relancer et remonter suffisamment pour achever sa course en cinquième position. 

 

Manche de 30 km: 28:10 min  

1 Moritz Kaase (GER)   André Dippel (GER)    

2 Marcel Kuban (GER)   Peter Bäuerlein (GER)    

3 Stefan Lange (GER)   Frank Schwarz (GER)    

4 Peter Joerg (CH)   René Gierth (GER)    

5 Antoine Gaudillat (FRA)   Alain Gaudillat (FRA)    

6 Torsten Schoeneberger (GER)   Holger Ehnert (GER)    

7 Tom Hoffmann (GER)   Udo Becker (GER)    

8 Robert Bolsmann (GER)   Florian Fernow (GER)    

N.C : abandon Jakub Filip (CZE)   Heinz Spielmann (GER)   D    

 

         

FORST 2018 aura été une bonne étape pour le Demi-fond Français à l’étranger. 

 


 

Mais comment préparer nos coureurs français dans de bonnes conditions pour cette saison 2018 qui s’annonce très difficile dans l’hexagone ?

 

En effet, malgré un travail important des bénévoles de France Demi-Fond, une aide technique et financière de notre fédération, et la création et mise en place d’une Coupe de France de la spécialité, nous nous trouvons dans une situation aujourd'hui très délicate. 

 

Après avoir contacté les organisateurs « historiques » de notre discipline, nous constatons que le programme d’épreuves est très faible.

 

Deux causes principales sont à mettre en avant : le manque de finances lié - entre autres - à la réduction des subventions publiques, mais également la raréfaction de nouveaux bénévoles dans certains clubs capables de porter des organisations digne de ce nom. France Demi-Fond est également touché directement, avec ses partenaires qui réduisent les budgets, et des réductions - voire des suppressions - des aides accordées. 

 

A ce jour le déroulement du Championnat de France 2018 n’est même pas certain, l’organisateur potentiel Michel Meunier n’ayant toujours pas bouclé son budget pour pouvoir le réorganiser à Lyon cette année (situation inédite quand on connaît l’expertise et le professionnalisme de Michel et de son équipe).   

 

Dans ces conditions il sera difficile d’être compétitif pour les championnats d’Europe qui se dérouleront en l’Allemagne à Erfurt  les 7, 8 et 9 septembre prochains. 

 

Forst 2018 est pourtant la démonstration que le demi-fond reste une des plus belles discipline de la piste, preuve en est son vélodrome plein comme un oeuf et - qui plus est - avec une entrée payante ! 

 

 

Et oui, Forst et à l’Est de l’Europe … 

 

Mais le Demi-Fond Français est lui pour l’instant  « à l’Ouest » 

 

 

 

 

 

L’œil du Demi-Fond – Mardi 22 Mai 2018

 

 

 


11/06/2018
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LE RETOUR DU VELO SPOUTNICK : A VIVRE SUR STAYER FR

 

 

 

 

Il y a deux étés de cela, STAYER FR vous avait conté  l'histoire de ce drôle d'engin de record, à travers la saga de Jean Raynal (cf. liens ci-dessous) 

 

Gros succès de curiosité à l'époque : plus de 1 800 visiteurs !

 

 

On pensait que l'affaire allait en rester là, jusqu'à ce que nous parviennent des échos de plus en plus persistants d'un projet de "Vélo-Spoutnick ", en gestation ... Puis la rumeur devenait plus consistante et il était patent qu'un projet de construction du vélo avec lequel Jean Raynal avait médusé les vélodromes de France et d'Europe prenait corps du côté de l'Alsace.

 

Et puis ça y est, nous venons de recevoir les premières épreuves de cet ambitieux chantier, mi-défi technique, mi-travail de mémoire, mené à bien par deux personnages chers à notre petit cénacle d'allumés :  René Hauss  (93 printemps s'il vous plaît !) et Francis Metzger (moins bien, 70 au compteur "seulement" et membre de STAYER FR de surcroît) 

 

 

En associant leurs compétences, pour l'un celle d'ingénieur en avionique, l'autre de passionné de mécanique, les deux amis se sont lancés corps et âme dans l'aventure du Vélo-Spoutnick.

 

 

 

Inutile de vous dire que vous allez suivre dans les mois à venir la saga sur STAYER FR, car l'aventure est belle !

 


Patrick Police, pour STAYER FR 

 

 

 

 

 

 

CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR RETROUVER JEAN RAYNAL ET LE VELO SPOUTNICK


27/06/2019
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STAYER FR SERA PRESENT LES 6 ET 7 JUILLET A LA SPEEDWEEK SUR LA BASE AERIENNE DE BRETIGNY

 

 

 

 

A l'occasion de la BA 2017 Speed-Week et à la demande de son organisateur, Gilles Pujol,  STAYER FR présentera les 6 et 7 Juillet 2019 deux expositions consacrées ... au demi-fond - vous l'auriez parié non ? - et aux records cyclistes derrière engins motorisés. 

 

Cette manifestation-évènement, qui se déroulera dans un site assez fabuleux - celui de l'ancienne base militaire d'aviation de Brétigny-sur-Orge - et sur une piste longue de 2 000 m et large de 100 de l'ancienne base d'aviation de Brétigny-sur-Orge, verra toute moto ou engin à une deux ou trois roues se lancer dans une quête éperdue de vitesse et de records !

 

 

 

 

Venez nombreux à notre stand, ai-je besoin de le dire ? 

 


Patrick Police

pour STAYER FR

 


20/06/2019
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LES EUROPE ET LES FRANCE ARRIVENT : STAGES DE DEMI-FOND A SAINT-DENIS DE L'HOTEL

 

 

 

Bonjour 

   

Le Grand Prix de COLMAR a été une réussite sportive : l'organisateur et les élus ont été enchantés et cet évènement a mis notre saison 2019 "sur les rails" !  

 

Mais déjà s'approchent les évènements-phare de la saison 2019 : les championnats d'Europe et de France (dans l'ordre) 

  

Deux échéances qui impliquent une préparation intensive, chaque entraîneur devant s'attacher - vu le faible nombre de courses avant les championnats d'Europe - à  faire rouler le plus souvent possible les coureurs.

Du côté du Comité Auvergne-Rhône-Alpes, je peux vous dire que ça a bien bougé dans ce sens.   

 

Pour compléter - tant que faire se peut - cette approche, FRANCE DEMI-FOND organise un week-end de sélections pour les Championnats d'Europe le samedi 13 et dimanche 14 juillet 2019 sur le vélodrome de SAINT-DENIS L'HÔTEL, au vélodrome Raymond Bardot, Route de Chenailles.  

 

Le samedi sera consacré à l'entraînement et le dimanche à une mise en situation de compétition, qui servira de sélection pour les championnats d'Europe. Bien entendu, ces journées constitueront un parfait exercice dans l'optique des FRANCE, qui se disputeront à Lyon le 14 Septembre. 

 

Par ailleurs, pour les coureurs retenus pour les championnats d'Europe et pour ceux qui pourraient rester, le lundi 15 et mardi 16 constitueront deux journées stage préparatoires aux championnats d' Europe qui auront lieu en Italie les 24 juillet (derny dames), 25 juillet (derny hommes) et 26 juillet (demi-fond).  

 

Qu'on se le dise !


Patrick Police

Secrétaire de l'Association France Demi-Fond

Le 20 Juin 2019 

 

Dans la droite ligne de ci-dessus, et pour se conditionner en vue du jour "J" voici les résultats du championnat d'Italie derrière  derny disputé à Busto Garolfo.

 

  1. 1er Michele Scartezzini (Christian Dagoni)
  2. 2 Carloalberto Giordani (Marco Sias)
  3. 3 Giacomo Garavaglia (Ivan Quaranta)
  4. 4 Davide Finatti (Cordiano Dagnoni)

 

Source : Dominique Turgis - site Direct Velo

 

 

photo Rodella

 

 

Giacomo Garavaglia - photo Rodella

 

 


20/06/2019
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GILLES ET AXEL RICHIERO : DEUX PETITS NOUVEAUX DANS LE GRAND BAIN DU DEMI-FOND

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Ils nous ont rejoints tout récemment, et ils ont eu leur baptême du feu à Colmar. 

 

STAYER FR les as cueillis à chaud pour connaître un peu ce que ça fait de courir derrière moto en famille. 

 

 

 

AXEL RICHIERO (le fils) 

Axel André Vincent RICHIERO est né le 26 Juillet 1999 à La Tronche, dans l’Isère.  

Coureur 3ème catégorie 

Sociétaire de l’E.S. Saint Martin d’Hères depuis 2011 (benjamin deuxième année) 

 

GILLES RICHIERO (le père) 

Gilles Gilbert Marc RICHIERO est né le 18 Novembre 1969 à Saint Martin d’Hères 

Licencié à l’E.S. Saint Martin d’Hères depuis qu’Axel a intégré le club en 2011.  

Signe particulier : n’a jamais été coureur (sauf une fois, pour voir ce que ça fait d’avoir un dossard sur le dos) mais pratique en passionné. 

 

A eux deux ils forment une belle équipe, qui est venue renforcer le peloton des stayers. STAYER FR se devait de les faire parler.  

 

STAYER FR : « Axel, qu’est-ce-qui t’as amené au demi-fond ? » 

AXEL : « Mon entraîneur Philippe Tarantini d’abord, qui m’a inoculé le virus de la piste. J’ai appris les ficelles en travaillant sous sa direction  sur la piste d’Eybens. En plus, il connaît bien le demi-fond (champion de France en 1988 – n.d.STAYER FR) Et puis Marc Pacheco ensuite, qui  m’a proposé cette année de faire un test. On a fait deux entraînements sur la piste de la Tête d’Or et je dois dire que ça a fonctionné  tout de suite (avec la présence de Joseph B.S, ses conseils ont été très utile pour démarrer dans cette discipline). Philippe et Marc sont deux vrais passionnés avec qui il est toujours enrichissant de travailler » 

 

STAYER FR : « Qu’est-ce que tu connaissais du demi-fond avant de te lancer dans l’aventure ?» 

Axel : « Rien, strictement rien. Mon expérience du derrière engins motorisés se limitait aux courses derrière derny des Six Jours  de Grenoble auxquelles j’assistais en spectateur. Par contre, je me suis souvent entraîné derrière le scooter de Philippe Tarantini. Et ça m’a plu immédiatement » 

 

STAYER FR : « Quelle impression retires-tu de ta première course de demi-fond ? » 

Axel: « Pour une première, ça a été passionnant. J’appréhendais un peu pendant la course les doublages, les phases d’accélération et/ou de décélération étaient compliquées à gérer et on a pris du temps à se caler côté cohésion avec mon entraîneur. Mais ça a été de mieux en mieux au fil des tours. Sauf dans le final où je me suis retrouvé un peu « juste » physiquement. Mais ces trois manches ont été une formidable expérience. En plus, on a tout de suite été intégrés, mis à l’aise. Je n’ai a aucun moment senti de la défiance où de l’indifférence, au contraire : Emilien Clère m’a donné quelques conseils, les autres coureurs ont été très cordiaux. Je n’ai vraiment pas eu l’impression d’être le petit nouveau qui débarque » 

 

 

STAYER FR : «  On te reverra derrière moto où c’était juste une pige comme ça en passant  ?» 

Axel : «  Sincèrement, j’aimerais bien prolonger l’aventure.  Ne serait-ce que pour Philippe Tarantini. Je sais que ça lui a fait plaisir que je me lance dans le demi-fond, on me l’a rapporté, et j’aimerai bien le retrouver sur les palmarès de la spécialité.  » 

 

 

 

STAYER FR : « Gilles, même punition, même motif que pour Alex : qu’est-ce-qui t’as amené au demi-fond ? » 

GILLES : « Marc Pacheco a joué le rôle de sergent recruteur. Depuis le temps que j’accompagne Axel sur les pistes, à Lyon, Eybens ou Genève, nos routes ne cessaient de se croiser. Et puis, j’étais déjà demandeur d’une formation pour piloter un derny. Marc nous a proposé de faire un essai derrière moto, nous a parlé des courses à venir et de la perspective du France à Lyon. Il n’en fallait pas plus. Si au bout des essais ça n’avait pas plu à Axel, il aurait laissé là et il n’y aurait eu aucun problème. Mais moi je savais déjà que je voulais continuer. Et quand j’ai disputé la course derrière derny à Valentigney, ça ne m’a bien sûr pas fait changer d’avis. » 

 

 STAYER FR : « Gilles,  on m’a dit que tu n’as pas été coureur cycliste. Tu sais que tu vas donc rejoindre l’ami Bernard Filiatre dans la confrérie des pacemakers sans passé cycliste » 

GILLES : « Oui, car moi je viens de l’univers de la moto. Il faut dire qu’avec mon épouse on a  baigné depuis toujours dans l’univers de la moto. J’ai fait de la compétition en enduro, et j’ai eu entre les mains ce qui se fait de meilleur en matière de grosse cylindrée.  Actuellement je roule en Honda 900 CBR (publicité gratuite) » 

 

STAYER FR : « Qu’est-ce que tu connaissais du demi-fond avant de te lancer dans l’aventure ?»  » 

GILLES : « Rien du tout. Ou alors seulement par les amis qui en avaient vu. Pour prendre des informations, j’ai même été chercher sur internet. Mais en tant que passionné de la piste, je me suis tout de suite enthousiasmé pour les courses derrière derny et le demi-fond. Au point que j’ai acquis très vite un derny. Et puis bien sûr il y a eu  l’influence de Philippe Tarantini, qui a été pour beaucoup dans cette passion pour la piste. Nous sommes toujours en relation, et quand je lui ai dit qu’on se lançait dans le demi-fond, j’ai bien vu que ça lui a fait plaisir. Pour te dire comment je suis passionné, j’ai voulu récupérer pour les débuts d’Axel son vélo de stayer de l’époque. Hélas, il était déjà entre les (bonnes) mains de Joseph Berlin-Semon. » 

 

  

STAYER FR : « Tu as l’air vraiment mordu. Du coup, on te reverra sur la moto cette saison ? » 

GILLES : « Oh oui ! Moi le derny et le demi-fond, ça me passionne. Je continuerai c’est une certitude. Actuellement, je suis dans la découverte, je prends le maximum d’informations. Je veux apprendre le plus possible pour aborder l’étape suivante. » 

 

STAYER FR : « La course de Colmar ne t’as donc pas découragée ? » 

GILLES : «  J’avoue que ça a bien été un peu stressant, surtout au départ. Ne serait-ce que pour appréhender la relation particulière père-fils en course : c’est loin d’être simple. Mais la course elle-même s’est bien passée, même si pendant les manches je devais me rappeler que ce n’était pas seulement un coureur que j’avais derrière moi, mais mon fils. Mais on a été tellement heureux de l’expérience ! Axel et moi on a fait le trajet aller en ne parlant que demi-fond, et au retour, rebelote, on a débriefé tout au long du trajet !  C’est clair, je ne demande qu’à poursuivre l’aventure ! » 

 

 


07/06/2019
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