STAYER -FR

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LES ACTUALITES DU DERRIERE ENGINS MOTORISES ET LE CALENDRIER DES EPREUVES DERNY ET DEMI-FOND 2018

 

 

 

 


UN PREMIER POINT SUR LA SITUATION DU DEMI-FOND FRANCAIS APRES LA REUNION DE FORST

FORST c’est Fort …

 

 

Rendez-vous était pris pour le traditionnel week-end de Pentecôte pour dix-huit stayers avec au programme une épreuve derrière Derny le samedi, et deux épreuves de demi-fond sur ce vélodrome historique (1906) développant 400 mètres. Deux équipages français étaient de la fête : Joseph BERLIN-SEMON, la révélation du dernier championnat de France, drivé par François TOSCANO,  et Antoine GAUDILLAT,  avec comme entraîneur son père.  L’occasion en somme pour Joseph de poursuivre son apprentissage au niveau international, sous les conseils d’Antoine. 

 

En préambule, le samedi était réservé à une épreuve derrière Derny courue en deux manches sur un circuit technique et éprouvant comportant trois virages et des pavés digne d’un Paris / Roubaix.  L’occasion pour nos deux représentants de se remettre en selle après un périple routier de dix-huit heures (une paille !) pour se rendre à FORST, ville située au sud de Berlin sur la frontière polonaise.  

A Forst, même le parc à vélo affiche complet ...   

 

 L’objectif de la première manche était de ne pas prendre de risque pour ne pas compromettre l’épreuve du lendemain. Après avoir apprivoisé les pavés, la deuxième était, elle, consacrée à retrouver de bonnes sensations pour les deux compères. Après quelques tours pour remonter en tête de peloton, nous avons assisté à une course d’équipe de nos Français. Pendant les deux tiers de la finale, ils s’évertueront à secouer le groupe en par leurs attaques successives avant de lever le pied pour finir « au chaud » cette épreuve. 

 

 Le classement est donc anecdotique pour nos Français, le vrai travail était réservé pour le Dimanche. 

 

Forster Derny Cup’  

  1. Giuseppe Atzeni (CHi) – André Dippel 2 pnt 
  2. ReinierHonig – Jos Pronk (P-B) 5 pnt  
  3. Stefan Schäfer – Peter Bäuerlein (Ger) 6 pnt 
  4. Franz Schiewer – Gerd Gessler Ger) 9 pnt 
  5. Stefan Lange – Franz Schwarz (Ger) 11 pnt 
  6. Zachary Kovalcik (USA) – Thomas Bauer (Ger) 12 pnt 
  7. Patrick Kos  – René Kos (P-B) 12 pnt 
  8. Daniel Harnisch – Lutz Weiß (Ger) 16 pnt 
  9. Robert Retschke – Holger Ehnert (Ger) 18 pnt 
  10. Joseph Berlin-Semon – Francois Toscano (Fra) 22 pnt
  11. Antoine Gaudillat – Alain Gaudillat (Fra) 22 pnt
  12. Moritz Kaase – Marcel Möbus (Ger) 23 pnt
  13. Peter Jörg – René Gierth (CH) 25 pnt

N.C. : Jakub Filip (Cze) – Heinz Spielmann (Ger) (chute après 16 tours )

 

  

Après une nuit réparatrice, un grand soleil réveille nos équipages le dimanche matin, et, comme la veille, la chaleur aura son importance quand il s’agira de rouler sur le béton du vélodrome. Joseph aura la «joie ?» de prendre le départ des deux manches avec le dernier podium du championnat d’Europe, et pas moins de quatre coureurs ayant porté le maillot européen (Atzeni, Schafer, Schiewer et Kos). 

 

Lors de la première manche Joseph - parti en cinquième position - prend un bon départ et se retrouve en tête de l’épreuve avant la mi-course. Mais les autres coureurs réagissent à cet «affront» pour vite reprendre les commandes. Joseph va donc se retrouver englué dans les turbulences et les « coups de vent?» de ses adversaires du jour. Et ce sera au courage Joseph terminera le dernier tiers de cette manche, dernier certes, mais quand même juste derrière le vice-champion d’Europe 2017. De son côté Schiewer fait honneur à son maillot en remportant avec maitrise cette première manche.  

 

Au départ de la deuxième manche, Joseph rectifie l’erreur du départ rapide réalisé précédemment. Malheureusement, cette fois trop timide dans la gestion de son effort, il se retrouve doublé rapidement. Mais il va vite réagir et se retrouver dans le rythme du groupe, se permettant même de remonter dans le peloton de tête.    

 

Belle expérience pour Joseph qui pour sa première course de la saison lui permet de situer son niveau en comparaison avec les autres compétiteurs qui eux ont déjà participé à plusieurs épreuves en 2018. Nul doute pour les prochaines compétitions, il aura appris que la gestion de l’effort est un point important à ce niveau. 

 

1ère manche 30 km : 28’42’’

2ème manche 40 km :  36’45’’ 

 1 Franz Schiewer (GER)   Gerd Gessler (GER)   1   1   

 2 Stefan Schaefer (GER)   Peter Bäuerlein (GER)   3   2   

 3 Giuseppe Atzeni (SUI)   André Dippel (GER)   2   3   

 4 Patrick Kos (NED)   René Kos (NED)  4   4   

 5 Robert Retschke (GER)   Holger Ehnert (GER)   75   

 6 Zachary Kovalcik (États-Unis)   Thomas Baur (GER)   5  7   

 7 Reinier Honig (NED)   Jos Pronk (NED)   8   6   

 8 Daniel Harnisch (GER)   Lutz White (GER)   6   8   

 9 Joseph Berlin Semon (FRA)   Francois Toscano (FRA)  9  9      

  

Antoine quant à lui prend le départ de la deuxième épreuve - un peu dans l’inconnu après une saison 2017 en pointillé-. En effet, victime d’une fracture de la main au retour du Tour d’Argentine début mars 2017, le champion de France 2015 a très peu couru la saison dernière. C’est donc après plus de six mois d’arrêt qu’Antoine reprend la compétition, avec pour nouveaux objectifs se faire plaisir sur le vélo, mais surtout privilégier son activité professionnelle. 

Après un bon départ il prend la troisième place en position d’attente pour se rapprocher de la première marche du podium. Mais c’est sans compter sur un surprenant Moritz Kaase (le futur vainqueur a des chevaux sous le capot, vous pouvez me croire) qui revient de l’arrière. Au terme d’une belle joute, Antoine doit céder et il se retrouve sur ces entrefaites en dernière position. Trop tard pour une place sur le podium donc, mais au métier il réussit à se relancer et remonter suffisamment pour achever sa course en cinquième position. 

 

Manche de 30 km: 28:10 min  

1 Moritz Kaase (GER)   André Dippel (GER)    

2 Marcel Kuban (GER)   Peter Bäuerlein (GER)    

3 Stefan Lange (GER)   Frank Schwarz (GER)    

4 Peter Joerg (CH)   René Gierth (GER)    

5 Antoine Gaudillat (FRA)   Alain Gaudillat (FRA)    

6 Torsten Schoeneberger (GER)   Holger Ehnert (GER)    

7 Tom Hoffmann (GER)   Udo Becker (GER)    

8 Robert Bolsmann (GER)   Florian Fernow (GER)    

N.C : abandon Jakub Filip (CZE)   Heinz Spielmann (GER)   D    

 

         

FORST 2018 aura été une bonne étape pour le Demi-fond Français à l’étranger. 

 


 

Mais comment préparer nos coureurs français dans de bonnes conditions pour cette saison 2018 qui s’annonce très difficile dans l’hexagone ?

 

En effet, malgré un travail important des bénévoles de France Demi-Fond, une aide technique et financière de notre fédération, et la création et mise en place d’une Coupe de France de la spécialité, nous nous trouvons dans une situation aujourd'hui très délicate. 

 

Après avoir contacté les organisateurs « historiques » de notre discipline, nous constatons que le programme d’épreuves est très faible.

 

Deux causes principales sont à mettre en avant : le manque de finances lié - entre autres - à la réduction des subventions publiques, mais également la raréfaction de nouveaux bénévoles dans certains clubs capables de porter des organisations digne de ce nom. France Demi-Fond est également touché directement, avec ses partenaires qui réduisent les budgets, et des réductions - voire des suppressions - des aides accordées. 

 

A ce jour le déroulement du Championnat de France 2018 n’est même pas certain, l’organisateur potentiel Michel Meunier n’ayant toujours pas bouclé son budget pour pouvoir le réorganiser à Lyon cette année (situation inédite quand on connaît l’expertise et le professionnalisme de Michel et de son équipe).   

 

Dans ces conditions il sera difficile d’être compétitif pour les championnats d’Europe qui se dérouleront en l’Allemagne à Erfurt  les 7, 8 et 9 septembre prochains. 

 

Forst 2018 est pourtant la démonstration que le demi-fond reste une des plus belles discipline de la piste, preuve en est son vélodrome plein comme un oeuf et - qui plus est - avec une entrée payante ! 

 

 

Et oui, Forst et à l’Est de l’Europe … 

 

Mais le Demi-Fond Français est lui pour l’instant  « à l’Ouest » 

 

 

 

 

 

L’œil du Demi-Fond – Mardi 22 Mai 2018

 

 

 


11/06/2018
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EMILIEN OU LA VICTOIRE POUR REBONDIR !

Soixante-douze heures après sa chute dramatique au championnat de France, Emiien Clère gagne haut la main  le Mémorial Uli Luginbuhl à Zürich !

Si ça s'appelle pas rebondir ...

 

 


19/09/2018
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LA DERNIERE REUNION DE DEMI-FOND A DIJON SAMEDI 22 SEPTEMBRE AVEC UN QUADRUPLE CHAMPION DU MONDE A L'AFFICHE

 

 

Oui, le quadruple champion du monde sur piste Morgan Kneisky sera présent au Grand Prix de demi-fond de la ville de Dijon samedi 22 Septembre 2018.

Il effectuera à cette occasion ses premiers tours de pédales dans la spécialité.

 

STAYER FR en a profité pour lui demander qu'est ce qui l'avait poussé à tenter l'aventure, et renouer en quelque sorte a vec la tradition familiale.

 

 

STAYER FR : " Morgan, quel a été l'élément déclencheur de cette décision de participer à  cette réunion ? "

MORGAN KNEISKY : " Bien sûr il y a l'histoire familiale, mon père, mon grand père ont été des acteurs de cette spécialité, et j'ai toujours voulu en faire, mais jamais été disponible pour cela. Là, l'occasion s'est présentée, je devais participer à un cyclo-cross qui a été annulé, et du coup je devenais disponible. Un coup d'oeil sur le calendrier des courses, et ma décision a été vite prise "

 

STAYER FR (le coeur battant)  : " Morgan, cette  réunion, ce sera un coup unique, ou tu envisages de te consacrer à la discipline ? "

MORGAN KNEISKY : " Je participe à la réunion de Dijon, mais il n'y aura pas de suite. J'ai une saison 2019 avec des objectifs à remplir, et je dois me concentrer dessus, avec en ligne de mire l'épreuve de l'américaine au J.O. de Tokyo en 2020 " 

 

STAYER FR (faisant contre mauvaise fortune bon coeur) " Et tu n'envisages pas à moyen ou long terme de t'y consacrer un jour ? "

MORGAN KNEISKY " A moyen terme, franchement non, compte tenu de ces objectifs. Et puis c'est une discipline qui demande quand on s'y consacre un investissement en matériel, et en temps pour l'instant pas compatible avec mon plan de carrière ... "

 

STAYER FR : " Martial, ton père, (ancien stayer grand serviteur de la discipline - n.d. STAYER FR)  roule toujours ? "

MORGAN KNEISKY : " Oui ... D'ailleurs, je suis sûr que le fait que vais samedi rouler derrière moto va lui donner des idées ...

 

STAYER FR : "  Nous avons un message pour lui : si un jour il a envie de passer sur la moto, plui qui a tant couru derrière, pour constituer par exemple ... un équipage familial,  qu'il sache qu'il y aura toujours une bécane avec un rouleau derrière prête à tourner  pour lui ..." 


 

 

Patrick Police, pour STAYER FR

le 18 Septembre 2018

 

 

 

 

 

GRAND PRIX DE DEMI-FOND DE LA VILLE DE DIJON

3 Manches de 15 km - début à 15 h

 

Les équipages :

 

Morgan Kneisky / Bernard Filiatre  (triple champion du Monde et double champion de France à l'américaine)

Julien Verne / Marc Pacheco

François Toscano / Emilien Clère  (triple champion de France de demi-fond 2014 2016 2017)

Vincent Gérard / Michel Filiatre

Antoine Gaudillat / Alain Gaudillat (champion de France de demi-fond 2015)

Julien Brasseur / Romuald Foucher

 

CLIQUEZ ICI POUR RETROUVER L'INTERVIEW DE MORGAN ET MARTIAL KNEISKY REALISE EN 2010


18/09/2018
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LYON 2018 A GEORGES PREVERAL : LE REPORTAGE + EN BONUS LA GALERIE PHOTOS DE DIDIER GUERIN MISE EN LIGNE LE 19 SEPT 2018

 

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE DE DEMI-FOND

 Vélodrome Georges Préveral - Samedi 15 Septembre 2018

 

 

 

J'ignore ce que l'avenir réservera à la postérité de ce championnat revenu de si loin, mais ce que je sais c'est que la journée que nous avons vécue au Parc de la Tête d'Or ce samedi 15 Septembre 2018 aura marqué un regain, comme une brillante sortie par le haut (expression à la mode que je déteste mais bon, c'est ici pour la bonne cause) d'une saison par ailleurs trop erratique ...

 

Après Lyon 2018, le demi-fond m'apparait comme devoir repartir pleins gaz, et prêt à relever les défis d'une saison 2019 à construire. Et lorsque l'on voit ce que les coureurs et entraîneurs ont su donner sur la piste en ce samedi de plénitude, on se dit que le contraire aurait été  bien dommage ... 

 

Le label qualité pouvait d'office être attribué à ce France 2018, ne serait-ce que compte tenu de la présence des protagonistes du podium 2017, si prometteur. 

 

Mais les cafardeux, les pinailleurs, les sceptiques-revenus-de-tout et les c'était-mieux-avant  s'arrêtaient eux à la sécheresse des chiffres  (neuf engagés) et objectaient d'une prétendue pauvreté du plateau. 

 

Les candidatures en forme de divines surprises de Louis Pijourlet et Samuel Dumoulin allaient lever ces mesquines réserves, et le déroulement des épreuves fournir la démonstration éclatante de la valeur des stayers du circuit national, y compris lorsqu'elle doit être étalonnée à celle de routiers professionnels de grande valeur ou d'un champion de France sur piste en exercice.  

 

 

LA COURSE : les manches qualificatives

 

Les manches qualificatives allaient se dérouler tambour battant : 69.716 de moyenne pour la première série, dans laquelle Emilien Clère annonçait qu'il n'avait pas fait le voyage pour admirer le magnifique site de La Tête d'Or, et 69.760 pour la seconde, avec un tandem Berlin-Semon/Pacheco répondant du tac au tac au défi implicite lancé par le tenant du titre.

 

Derrière ces deux têtes de gondoles, difficile de savoir qui aura été le plus fin joueur de poker-menteur. D'un Kevin Fouache que l'on sait tout de même  à cours de préparation et qui ne devrait pas renouveler ses performances de l'an dernier, d'un Louis Pijourlet à la fluidité dans l'effort prometteuse, d'un Samuel Dumoulin apparemment  en condition pour jouer une autre partition que celle du France 2017, ou encore d'un Christopher Gamez à la facilité insolente ... N'empêche : on pressent bien que  l'après-midi venu, les masques tomberont forcément, et que l'un de ces quatre viendra s'immiscer dans le débat engagé par les deux ténors affûtés par leur aventure européenne toute fraîche.

 

LA COURSE : Les Finales

 

 

Le temps superbe qui règne sur le Parc de la Tête d'Or  paraît engager au farniente automnal et, dans cette atmosphère émolliente, une petite finale à trois coureurs, disputée sur douze petits kilomètres, pourrait apparaître comme pas franchement affriolante, voire carrément dispensable.

 

Erreur les amis : la magie du demi-fond, c'est de vous proposer des schémas de course toujours renouvelés, associés à des scénarios imprévus. De sorte que le pensum purgatif annoncé sait se transformer parfois en moment festif propre à soulever l'enthousiasme. 

 

La recette ? Je vous la donne. Prenez un Julien Brasseur ayant retrouvé ses marques, menant la ronde avec autorité. Ajoutez-y  un Antoine Gaudillat - jamais en reste quand il faut faire vibrer le public -, endossant, lorsqu'il sait ne plus pouvoir revêtir son costume de champion de France,  celui de showman, et délogeant dans le final le coureur du V.S. Chartres. Rajouter enfin un Julien Verne croyant jusqu'au bout à ses chances, et allant souffler la deuxième place sur la ligne d'arrivée, et vous obtenez un Best of  de ce que sait offrir de meilleur le demi-fond. J'allais oublier : une pincée de public aux anges, un animateur sachant faire monter la sauce sont des ingrédients pareillement nécessaires. Je ne rajouterai pas à la recette l'épisode du rouleau de la moto d'entraînement se faisant la malle, obligeant le coureur à mettre sa course entre parenthèses. C'est le genre d'aléa dont on préfère se passer, et à ne surtout pas faire figurer dans la recette ci-dessus.

 

 

Passés les amuse-gueules, il était temps de se mettre à table.  Dans un silence à découper au chalumeau, les concurrents de la finale se disposent en ligne. Il y a de l'électricité dans l'air, bien sûr.

 

Parmi les scénarios à envisager, le spéculateur pariera certainement sur un départ d'Emilien Clère façon marteau-pilon. Il investira un peu aussi dans le Berlin-Semon, une valeur de croissance,  pour diversifier son portefeuille. Enfin, il se couvrira certainement avec du Kevin  Fouache ou du Samuel  Dumoulin, parce qu'il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier.

 

Le départ est donné :  Bingo ! Emilien arrache sa braquasse dans un demi-tour de forcené, capte au vol l'abri de son partenaire en coup de folie François Toscano, et s'envole pour une ronde infernale, façon ange exterminateur. Comme prévu, Joseph Berlin-Semon opte lui pour plus de mesure, mais remonte tout de même fissa la file, direction un poste d'observation propre à pouvoir juger des effets de la tornade Clère. C'est vrai que devant on envoie du vent (pas mal cette formule, elle sonne bien, je vous la revends pour pas cher),  à tel point qu'il faudra quelques tours pour voir se dégager des fumerolles de cette entame incendiaire une vague hiérarchie, et discerner Joseph Berlin-Semon et Samuel Dumoulin en embuscade, Kevin Fouache et Christopher Gamez collés à leurs arrières.

 

Dix tours ont passé, et Kevin Fouache aussi (relisez : si si, ça a du sens !), en troisième position pour ce qui le concerne, tandis que Louis Pijourlet porte encore beau. Impression fugace, mais ça on ne le sait pas encore. Car pas le temps de s'attarder aux vagues à l'âme ou aux vapeurs  : l'ouragan (j'allais pas répéter à tout bout de champ la tornade, non ?) Clère mord déjà aux chausses de Vincent Gérard et de Guillaume Brasseur avant de les oublier, puis de tomber sur les endosses de l'équipage Filiatre / Gamez, qu'il déborde ... en coup de vent (normal, cf. l'ouragan; Je sais, c'est un peu pesant, mais rassurez-vous, je m'en rends compte)

 

Trois tours plus loin, le champion de France sortant continue son karcherage en époussetant  Samuel Dumoulin et Louis Pijourlet, comme ça, en passant ! Après ces vingt tours endiablés, la course est aux quatre coins, et seuls Joseph Berlin Semon et Kevin Fouache font  de la résistance dans le tour. Et à ce moment de la course on se surprend à penser  : pour combien de temps encore ?

 

Au trente-neuvième tour, tout le monde a le coeur au bord des lèvres, et fatigue ses yeux à regarder tourner un champion de France qui passe et repasse ... 

Pourtant, lorsque je vois le coureur champenois doubler une nouvelle fois  Samuel Dumoulin, je m'interroge : où vas-tu comme ça Emilien ?

 

 

C'est à ce moment que la pression baisse imperceptiblement,et que l'on voit tour après tour JBS grignoter centimètre après centimètre (ou décimètre après décimètre, allez je vous fait un blot) son demi-tour de retard.

 

Quarante-quatrième tour de course. Soudain, méchant coup de chaleur sur le vélodrome : Emilien Clère, heurtant l'extérieur du rouleau de la moto de son entraîneur vient de chuter ligne opposée !

 

Le triple champion de France, râpé et brûlé de partout, se relève bien vite. Apparemment groggy, il ne lui faut pourtant pas longtemps pour reprendre le collier. Mais on le sent dans le zig et le zag, alors qu'il louvoie de façon inquiétante en bas de piste. Pendant plus de six  tours, le sociétaire du V.S. Chartres creusera obstinément son sillon, suscitant une admiration vaguement inquiète parmi un public lui aussi un peu hébété par la violence de l'évènement.  Lorsqu' il retrouvera un rythme digne de son rang, bien des tours et des coureurs auront passé ...

 

Pendant ce temps, l'improbable (encore un mot à la mode, mais je m'en sers aussi, faut bien coller à son époque ... )  Monsieur Fouache, sous la conduite impavide de Maître André Deraet, s'emparent mine de rien du commandement. Ils sont longtemps impressionnants les bougres, mais lorsque le troisième des France 2015 et 2017 commence dès le soixante-dixième tour à alterner les scéances de danseuse, on s'inquiète  bien un peu pour la suite des évènements. Mais comme le garçon continue, en dépit de ces séquences, à pétroler grand train de son allure de prince, on (je) se (me) frotte les yeux au gré des tours  : malgré une activité cycliste 2018 réduite à la portion congrue et une ambition forcémentdu même métal, le stayer de La Roche sur Yon Vendée  est tout simplement en train de faire main basse sur le titre ! ...

 

Mais c'est oublier que derrière, l'équipage Pacheco-Berlin-Semon rode, comptant les points et attendant son tour, en embuscade (remarquez au passage comme je gère le suspense, en en rajoutant sur le côté sournois ...) 

 

89ème tour : oOn relève l'abandon de Christopher Gamez, finalement pas aussi pimpant qu'il le laissait paraître dans la manche qualificative. Sur ce coup là, je perds ma mise ...

 

Mais que devient le tenant du titre pendant ce temps ? Eh bien, aussi étonnant que çela puisse paraître, Emilien Clère se "rebecquete" peu à peu. Il est remonté de la cave, et commence à tourner furieusement autour des oreilles de ses adversaires incrédules. On le connaissait accrocheur, puncheur, explosif, volontaire, courageux ...  (Emilien je te passerai mes coordonnées bancaires en privé) ... mais ce qu'accomplit  Emilien Clère en ce samedi au vélodrome Georges Préveral, lui confère une dimension quasi-héroïque ... Si j'étais porté au mysticisme et que j'étais un de ces écrivaillons pour roman de gare, j'oserai même ajouter quasi-christique, mais là vous penseriez que j'aurais besoin d'un peu de repos ...

 

Se relever d'une telle gamelle, c'est dans l'ordre du concevable. Retourner sur le vélo, pourquoi pas ... Mais se remettre dans la course, et continuer à taper dedans et lutter pour chercher une place au podium, alors là ça force l'admiration !  Le public, bon juge, ne s'y trompe pas et le porte littéralement dans sa quête émouvante, façon Don Quichotte fonçant sur les podiums-moulins. 

 

Au cent onzième tour, les dés vont être jetés sur la table (après la Bourse, le jeu maintenant ... Et il me reste encore des vices à épuiser). Sur une violente accélération, JBS et Pacheco Senior débordent, avec un opportunisme diabolique (non non, je ne force pas sur mes effets), l'équipage Fouache / Deraet au cours d'une séquence de dépassement branchée sur la haute tension. Un temps un peu secoués, les doublés s'attachent néanmoins à revenir vite dans le jeu, et un long bras de fer va s'engager, prolongé sur six tours. Pour les émotions et les séquences fortes, merci les gars, vous nous avez ré-ga-lés !

 

Au cent-vingtième tour, le coureur de l'A.C. Bisontine augmente soudain l'allure et prolonge la chose jusqu'à décourager toute tentative de retour éventuel, pendant qu' Emilien Clère brûle ses dernières cartouches dans une débauche d'énergie émouvante. Les jeux sont faits, les places sont prises. Derrière, Samuel Dumoulin, dans la douleur, met un point d'honneur à jouer le jeu jusqu'au bout, Louis Pijourlet connaissant quant à lui une succession de séquences tantôt euphoriques, tantôt délicates.

 

Pour ce coureur professionnel, ex-double champion de France de la spécialité, qui a eu la classe de venir honorer la discipline et son public de sa présence, et pour ce champion de France qui n'avait rien d'autre à gagner ce samedi-là que notre reconnaissance et et notre respect, un grand Merci ... les mots ici me manquent, et ce n'est pourtant pas mon habitude ... 

 

La messe n'est pourtant pas encore tout à fait dite derrière le trio de tête. Un autre sociétaire de l'A.C. Bisontine, Vincent Gérard, que chacun d'entre nous s'est réjouit de revoir dans le circuit, conquiert pendant  ce feu d'artifice émotionnel  une encourageante et significative cinquième place, venant à bout des résistances de  Guillaume Brasseur et de Louis Pijourlet.

 

La course touche à sa fin maintenant, mais pour la beauté du geste, et ajouter une touche de glamour à l'affaire,  Joseph Berlin-Semon et Marc Pacheco vont encore s'(nous)offrir - alors même qu'il ne reste qu'une douzaine de tours à accomplir - une nouvelle séquence de haute vitesse, jusqu'à, trois tours durant, tutoyer les balustrades, comme ça, juste pour régaler un public pourtant déjà rassasié en matière d'émotions fortes. Chapeau les artistes !

 

 

Un premier titre pour Joseph Berlin-Semon, une victoire à domicile pour Marc Pacheco son entraîneur, une seconde place bluffante pour Kevin Fouache - que je voyais comme je vous vois  (et je n'étais pas le seul) dans les prochaines années  aller quérir tôt ou tard un maillot tricolore, et plus si affinités -, et enfin un champion sortant qui  prend une dimension supplémentaire... Mâtin, quel podium ! Et au pied du podium, Mâtin aussi : que du beau monde, vraiment ...

 

Décidemment, les France 2018 auront bien mérité du demi-fond, un demi-fond 2018 qui avait grand besoin de cette embellie !

 

Après la course, les réactions à chaud, ou à peu près :

 

Joseph Berlin-Semon : " C'est encore difficile pour moi d’y croire ... Après avoir remporté les qualifications je savais que la forme était là, et je comptais accrocher le podium. Le départ en finale a été rapide, comme souvent avec Emilien. Je savais qu’il fallait suivre l’allure dès le départ pour espérer réussir quelque chose de bien "

 

"  Pouvoir tenir son sillage en début de course était donc l’objectif. Mais très vite (au bout d’une quinzaine / vingtaine de tours) j’ai ressenti le contrecoup de cette entame rapide. Nous avions presque doublé tous les équipages avec Marc (Pacheco - n.d. STAYER FR)  mais étions toujours deuxième, intercalés entre Emilien et Kevin. Pendant de nombreux tours j’ai subi lorsqu’il fallait dépasser les doublés. A ce moment je me battais dans ma tête pour une seconde place, Emilien ayant déjà une demi piste sur nous ... "

 

" ... Avec la chute d’Emilien,  pendant un moment je ne savais plus où était la tête de course, ce qui en était de l’équipage d’Emilien et notre propre position, car nous n’avons pas du tout vu la chute. Annoncés longtemps premiers, je savais pertinemment que nous n’étions que second, car Kevin nous avait doublé et je ne l’avais pas passé une seule fois. C’est pourquoi j’ai dit à Marc que je voulais gérer et rester à distance"

 

" Cela m’a permis de récupérer et d’anticiper le dernier tiers de course. Nous sommes passé à trente tours de l’arrivée, Kevin semblait coincer et j’ai jugé le moment opportun. J’ai pris conscience à ce moment que François et Emilien n’était plus en course pour le titre, et que j’étais en capacité de l’emporter. L’allure en fin de course est restée rapide mais la motivation de la victoire et l’ambiance m’a presque fait oublier la douleur, jusqu’à reprendre encore de la distance sur Kevin et doubler une dernière fois Emilien "

 

" Il est vrai que j’aurais préféré - comme je l’ai déjà dit - remporter ce titre dans d’autres circonstances, mais c’est la course. Avec Emilien, nous sommes amis, équipiers sous le maillot tricolore lors des championnats d’Europe, ce n’est donc pas facile d’être rivaux aux France, surtout avec un tel déroulement de course. Mais je suis fier de m’être battu pour remporter ce titre "

 

" Je pense que je peux remercier François (Toscano - n.d. STAYER FR) , qui m’a poussé derrière la moto il y a de cela deux années, et Marc qui m’entraîne depuis ce jour ... Nous commençons à bien nous connaitre, et j’espère honorer ce maillot aussi bien que mes prédécesseurs, que ce soit en France ou à l’étranger !"  

 

 

 

Marc Pacheco : " Moi je préfère être chasseur que chassé ... Ca me permet de voir l'adversaire et de le pousser à la faute, à la bonne et ultime occasion."

" Emilien est parti vite et devant nous, donc parfait. J'ai dit à Joseph ... cinquante mètres au début, et on coupe quand il coupe !  Normalement François prend un tour pour sécuriser sur tout le monde ... mais pas sur nous.... Et à un demi tour il a coupé. Je pense qu'il est parti vraiment vite. D'ailleurs il a décollé plusieurs fois (d'où sa chute d'ailleurs au vu de ce qu'on m'a expliqué) "

 

" Je voulais donc rester là jusqu'à mi-course ... Que ce serait-il passé ? ... Ne gageons de rien..... Je n'ai pas vu sa chute. Je l'ai vu sur la côte d'azur repartir en le passant ... Puis une fois au rouleau donc reparti dans les cinq tours devant moi ... Je l'ai passé ...  puis ensuite plusieurs fois :  il n'arrivait pas à se relancer ... Je n'avais donc plus que l'équipage Fouache/ Deraet à gérer. Et comme l'an passé, nous sommes passés "

 

" ... Je leur ai donné même du champ, car Joseph voulait patienter. Là, on les a laissé rouler dans  les doublés, pendant que nous étions "à l'air libre".  Bientôt je verrai  Kevin reculer plusieurs fois du rouleau, puis ne pas cesser de se mettre en danseuse. Et là je me suis dit : "A  15 tours ,je l'assomme a sa droite quand il va arriver sur Sam qui roulait à une bonne allure de remous. Là on passe à cinq centimètres de la balustrade !! Même chose que l'an passé pour l'argen t"

 

" Heureusement que je ne me suis pas fié totalement à l'arbitre qui me désignait en tête depuis cinquante tours ... Dans le doute il fallait que je passe ! Voilà les quinze derniers tours : là c'est quasiment de la parade aux balus dans les lignes droites "

 

 " Pour être en finale ? ... 67x15 de braquet ... 134 tours/mn en cadence de pédalage pendant quarante-cinq minutes à 190 pulsations de moyenne ... Si vous n'avez pas déjà une certaine caisse ça passe pas !! Vous vous entraînez pour y arriver et je vous fait rouler !!

 

 

 

Emilien Clère : " Je suis déçu évidemment. J’ai failli abandonner, mais je ne l’ai pas fait. Pour ceux qui ne le savent pas encore le demi-fond est un sport d’équipe, et moi je ne laisse pas mon équipier seul en piste. Je ne voulais pas non plus décevoir ma famille et mes amis qui me soutiennent. Et enfin pour les organisateurs et autres qui se battent pour faire vivre notre sport. Visiblement avec François ce n’était pas notre année après les championnats d Europe ..."

" Aujourd'hui (lundi) ça pique, ça brûle, la nuit a été quand même réparatrice. Mais pas de blessure ni de lésion grave"

 

STAYER FR : "J'ai vu  que ton casque en avait pris un coup aussi : ta tête a été choquée pendant la chute ?"

" Non, ça a du frotter sur la piste pendant la chute"

 

STAYER FR : " Ton début de course, il s'est passé tel que tu l'avais escompté ? Tu avais un plan ? "

" Il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire, dans la mesure où j'étais en deux sur la ligne de départ. Ce n'était pas compliqué, il suffisait de rouler et de continuer à ce rythme, après on aurait adapté notre allure au fil de la course "

 

STAYER FR : " Qu'est ce qui se passait juste avant ta chute, où en étais-tu de ta course ? "

" Je savais qu'on avait un demi-tour d'avance, et pour moi tout allait bien, jusqu'à ce que je touche le bord extérieur de la moto de François (Toscano - n.d. STAYER FR

 

STAYER FR : " Est ce que tu crois encore à la victoire possible quand, groggy à ce qu'il me semble, tu remontes sur le vélo ? "

" Non, j'étais lucide, et je pensais même être en tête lorsque je me suis remis en piste, dans les tours règlementaires. C'est pour cela aussi que j'ai lutté tout le long de la course, mais, un peu comme au championnat d'Europe, je ne connaissais pas ma véritable position dans la course .."

 

STAYER FR : " Enfin, ta saison se poursuit ou s'arrête là ? "

" Oh non, demain mardi en soirée on remet ça avec François à Zurich, puis ce sera la Coupe de France sur piste  à Bordeaux et un peu de route aussi ..." 

 

Kevin Fouache :

STAYER FR : "Alors tes réactions à froid sur cette drôle (j'allais dire improbable, mais je me suis retenu) de journée"
"  Mes ambitions secrètes c'étaient le podium, mais je souhaitais ne pas trop y penser au vu de ma préparation plutôt faible ( kilométrage derrière moto quasi nul et c'est seulement à Couëron que j'ai pu rouler vraiment derrère la moto. Je n'avais pas touché au vélo de stayer depuis les Europe de l'année dernière !"
 
"Quand je suis passé en tête, j'étais un peu euphorique, mais je me suis rapidement re-concentré pour ne pas faire d'erreur."
" Evidemment sur le podium je suis déçu car le titre était à ma portée, mais après coup je suis vraiment  heureux car je n'en espérais pas tant avant ce championnat (je ne savais pas trop où j'en étais physiquement"
 
" La vie après le demi-fond ? Ce sera un nouveau job de Directeur Sportif ... Entraîneur en somme (à moto ça serait top ça c'est STAYER FR qui rajoute !)

   

 

 


Patrick Police, pour STAYER FR

Lundi 17 Septembre 2018

Avec mes remerciements à Emilien Clère, Joseph Berlin -Semon, Marc Pacheco et Kevin Fouache pour leur collaboration

 

Le champion de France 2015, même hors de condition, sait se rendre indispensable au circuit

Julien Brasseur, Antoine Gaudillat et Julien Verne avec Alain Gaudillat : une finale à trois qui nous a valu son pesant d'émotions

Samuel Dumoulin, l'ex double champion national aura honoré ce France 2018

Joseph Berlin Semon et Marc Pacheco, la paire gagnante

Kevin Fouache, la divine surprise

Guillaume Brasseur et Romuald Foucher, la finale devient une habitude

Samuel Dumoulin et Sylvain Pacheco passent Vincent Gérard et Michel Filiatre

Après la chute d'Emilien, François Toscano est bien seul

Le plaisir de revoir Vincent Gérard, tout de suite au niveau

Emilien Clère : se remettre dans la course

Marc Pacheco dirige la manœuvre

Christopher Gamez porte encore beau

André Deraet et Kevin Fouache, de l'espoir et de la souffrance

Louis Pijourlet derrière Alain Gaudillat aura alterné les temps forts et faibles. Qu'importe : merci au champion de France d'être venu se frotter aux spécialistes !

Kevin Fouache, la geste du beau stayer

Ca devient bon pour le second du France 2017 ...

C'est plié !!

Kevin Fouache, au revoir l'artiste !

André Deraet qui console Emilien Clère ... la classe !

Joseph Berlin-Semon et Kevin Fouache : de la belle ouvrage ...

Les héros sont fatigués

Michel Meunier le maître d'œuvre de Lyon 2018 peut célébrer un beau millésime fort en émotions

Réunis dans une même émotion

Le temps est venu pour JBS de savourer et de commenter

Ces deux-là auront illuminé la course

Franchement, ça valait bien une Marseillaise. Allez, la main sur le cœur, entonnez avec moi : " Allonz'enfants ..."

CLASSEMENT FINALE 50 km, 150 tours

 

  1. Joseph Berlin-Semon (A.C Bisontine) - entr. Marc Pacheco - les 50 km en 45'16"160 - moyenne 69.584 km/h (*)
  2. Kevin Fouache (La Roche sur Yon Vendée cyclisme) - entr. André Deraet - à 12 "
  3. Emilien Clère (V.S. Chartres) - entr. François Toscano - à 3 t
  4. Samuel Dumoulin  (AG2R) - entr. Sylvain Pacheco - à 8 t
  5. Vincent Gérard (A.C. Bisontine) - entr. Michel Filiatre - à 11 t
  6. Guillaume Brasseur (V.S. Chartres) - entr. Romuald Foucher - à 12 t
  7. Louis Pijourlet  (Vendée U Pays de la Loire) - entr. Alain Gaudillat - à 14 t

Ab. : Christopher Gamez (Olympique C.V.O.)- entr. Bernard Filiatre, au 89ème tour

(*) : précision apportée par Marc Pacheco : " Au passage sur la ligne, j'ai 54km600 au compteur de ma moto en roulant en haut de piste, donc 73 km/h de moyenne alors qu'officiellement 50 km à 69,600 ... "

 

 

CLASSEMENT PETITE FINALE 12 km; 36 tours

 

  1. Antoine Gaudillat (PAC 95) - entr. Alain Gaudillat - les 12 km en 11'44"550 - moyenne 64.749 km/h
  2. Julien Verne (Lyon Sprint Evolution) - entr. Sylvain Pacheco -
  3. Julien Brasseur (V.S. Chartres)  - entr. Romuald Foucher

 


17/09/2018
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CHAMPIONNAT D'EUROPE A ERFURT : PLEIN DE (BONNES) RAISONS DE CROIRE EN L'AVENIR DU DEMI-FOND FRANCAIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le demi-fond français à Erfurt …

Emilien Clère cinquième de la grande finale. Joseph Berlin-Semon second de la petite finale

 

 

 

Il existe deux façons de considérer la chose …

 

La première, façon blasé-déprimé : « Encore une fois, les coureurs français ont échoué au port, et buté sur la dernière marche du podium … »

La seconde (et c’est cette option que je vais défendre, et j’ai croyez-moi un paquet de bonnes raisons pour le faire) : « Emilien Clère et Joseph Berlin-Semon ont porté haut les couleurs du demi-fond français et ont gravi une marche supplémentaire vers le Top Ten européen »

 

Retour sur image : Vendredi, première manche qualificative.

 

Lorsque notre JBS national hérite de la sixième position sur la ligne de départ, puis quand, au bout de huit tours, on le voit chatouiller les balustrades pour éviter l’équipage polonais à la dérive, évitant on ne sait encore comment la chute, on se dit que décidemment l’enfant ne se présente pas bien pour la délégation française ...

 

Mais que nenni mes bons ! Notre vaillant Joseph, une fois dissipée les affres de ce méchant coup de frayeur, va se remettre fissa  dans le bain de la course avec une maîtrise impressionnante. Après cette séquence héroïque, l’équipage Pacheco/Berlin-Semon n’aura même de cesse que d’aller "tamponner" fièvreusement  les arrières affolés des binômes allemands et hollandais, qui n’avaient vraiment pas besoin de ces coups de pouce du destin. Nos Français resteront constamment dans le match jusqu’au bout, jusqu’à finir dans le tour des vainqueurs.

 

Pour ces poussées d’adrénaline, et ce qu’elles signifient en terme de promesses d’avenir, je dis : "Chapeau l’artiste !"

 

Dans la seconde manche qualificative, c’est un Emilien Clère sur-stressé qui se positionne avec inquiétude en deuxième position dans la file des coureurs au départ. Pourtant nul besoin de paniquer : il suffisait de laisser passer le fringant équipage germanique Harnisch/Bauerlein, de garder un œil serein (je plaisante ...) dans le rétroviseur sur la course de Reinier Honig et Davide Vignano. Et emballé, c’est pesé !

 

Et voici notre Emilien, second de la manche - la plus rapide s.v.p.- qui dissipe les inquiétudes et, comme il sait en prendre la bonne habitude, obtient ainsi  en père peinard (humour toujours) son ticket en finale !

 

Quant à l’Italien Vignano et l’Allemand Retschke hors du jeu dès les qualif’s qui l’aurait parié, mmmh ? Moi je trouve que cela rehausse d’autant la performance de notre champion de France non ?

 

 

Samedi, jour de finales. Marc Pacheco et Joseph Berlin-Semon s’étaient juré de gagner la petite finale.

 

L'intention était louable, mais ils avaient oublié que Robert Retschke avait soif de se racheter de son cinglant échec, des qualif’s et que ce monsieur figure dans le carré d’as des stayers germaniques. Une jambe au-dessus des autres, et rien à faire sur ce coup-là, même si JBS et Marc Pacheco n'en  finiront pas de toute la course d’en découdre avec les équipages hollandais, jusqu’à avoir finalement leur peau, à l'issue d'une fameuse bagarre de polochons, très formatrice (expression à la mode) et révélatrice de leur talent !

 

En grande finale, c’est un Emilien Clère bien plus confiant qui s’installe en sixième position (no comments) dans la file des stayers.

 

La confiance est revenue côté coureur, mais peut-être pas   côté  entraîneur, en lutte avec une piste hostile, et aiguillonné par les « Allez, Allez ! » d’un Emilien Clère plein de mordant (comme toujours) et de culot. Même les roueries des équipages allemands, naviguant au gré des crevaisons opportunes ou des défaillances mécaniques bienvenues, resteront sans effet sur le rendement de notre champion de France, qui ne retrouvera toutefois jamais ses petits dans ce curieux carnaval où l’on ne sait plus qui est qui et qui est où … Dur de se sentir au niveau mais de ne pas pouvoir se situer dans la course … Une fois coupée la ligne, il restera une grosse frustration - plus qu’une déception - pour François Toscano et Emilien Clère. 

 

Pour eux et nous après Erfurt, plusieurs certitudes : celle que demain sera encore meilleur qu’aujourd’hui, que la confiance en leurs moyens ne doit désormais plus jamais quitter nos stayers, et que la roue finira forcément à tourner un jour dans le bon sens …

  

Mais pour aller plus haut, une seule solution : davantage de courses au calendrier français.

 

Il n’existe aucune autre explication à la réussite des stayers allemands que le nombre de courses auxquelles ils participent.

 

Toutes les séances d’entraînement du monde -  même les mieux menées - ne vaudront jamais l’accumulation des courses.

 

Inutile donc de nourrir un complexe face aux stayers étrangers, le talent en France existe. Seules les courses y font défaut ...

 

A méditer partout, et en tous lieux ...

 

 

Patrick Police, pour STAYER FR

le 10 Septembre 2018


 

 

Glop pour Emilien Clère : deuxième dans la deuxième manche direction la finale !

Mieux encore : la confirmation d'un statut

 

Deuxième manche qualificative sur 25 km

 

  1. Daniel Harnish - 22'28"35 - ALL
  2. Emilien Clère - 22'32"47 - FRA
  3. Reinier Honig - 22'34"56 - P-B
  4. Davide Vignano - 22'37"31 - ITA (* qualifié au meilleur temps des quatrième)
  5. Robert Retschke - à 2 t
  6. Christian Kos - à 6 t

 

 

 

 

 

 

Première manche qualificative sur 25 km

 

  1. Franz Schiewer - 23'55" - ALL
  2. Stefan Schäfer - 24'18" - ALL
  3. Jeroen Kaldenbach - 24'18" - P-B
  4. Joseph Berlin-Semon - 25'04" - FRA
  5. Roman Woda - 25'04" - POL
  6. Ocko Gezerick - P-B

 

FINALE 1 - 7   - sur une heure

 

 

  1. Franz Schiewer - Gerhard Gessler (ALL) - 1h 0"49
  2. Reinier Honig - Jos Pronk (P-B) - 1 h 10" 16
  3. Daniel Harnish - Peter Bauerlein (ALL) - à 1 t
  4. Stefan Schäfer - André Dippel (ALL) - à 1 t
  5. Emilien Clère - François Toscano (FRA) - à 4 t
  6. Jeroen Kaldenbach - Patrick Besterman (P-B) - à 9 t
  7. Davide Vignano - Christian Dagnoni (ITA) - à 13 t

 

Finale 8 - 12 - sur 30 km

 

  1. Robert Retschke - Holger Einert (ALL) - 27'26"54
  2. Joseph Berlin - Semon - Marc Pacheco - à 2 t
  3. Ocko Geserick - Jan Wilem Fack - à 3 t
  4. Roman Woda - Roman Martynick - à 3 t
  5. Christian Kos - René Kos - à 4 t

 

 

PHOTO RADRENNBAHN ANDREASRIED

PHOTO RADRENNBAHN ANDREASRIED

PHOTO RADRENNBAHN ANDREASRIED

PHOTO RADRENNBAHN ANDREASRIED

PHOTO RADRENNBAHN ANDREASRIED

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10/09/2018
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LE 23ème TROPHEE DES SPRINTERS DE COUERON (44) : LES NOCES DU SPRINT ET DU DEMI-FOND

 

photo : Des Jolis Moments

 

 

Succès pour le 23ème Trophée des Sprinters organisé le Samedi 8 Septembre

sur la piste du vélodrome de Couëron.

 

Succès aussi pour le demi-fond français, qui a retrouvé ses marques dans ce vélodrome où il connut de très riches heures.

 

L'affluence en constante augmentation depuis la reprise du Trophée par la nouvelle équipe organisatrice permet d'être rassuré quant à l'avenir de cet indispensable rendez-vous.

 

Le spectacle offert sur l'anneau couëronnais par nos équipages nous porte plutôt à l'optimisme, et a permis de vérifier la condition des futurs participants au championnat de France (ça c'est pour Guillaume), sans compter le plaisir que nous aura apporté la victoire de Kevin Fouache sur ses -presque- terres.

 

Quant à l'exposition STAYER FR, elle a rencontré le succès de curiosité espéré, et nul doute qu'elle aura permis aux visiteurs - nombreux, intéressés, et pour certains reconnaissants (Merci à eux)  - de se familiariser avec l'histoire de notre spécialité préférée, et de comprendre certains de ses mystères ...

 

Alors, rendez-vous l'an prochain à Couëron, pour y pérenniser  le retour du demi-fond ?

 

 

 

 

LES RESULTATS

 

Première manche

  1. Antoine Gaudillat - entr. Romuald Foucher
  2. Kevin Fouache - entr. André Deraet
  3. Guillaume Brasseur - entr. Cyril Simon
  4. Vincent Gérard - entr. Bernard Filiatre
  5. Julien Brasseur - entr. Nick Alens
  6. Anthony Baré - Michel Filiatre

 

Seconde manche

  1. Guillaume Brasseur - entr. Cyril Simon
  2. Kevin Fouache - entr. André Deraet
  3. Vincent Gerard - entr. Bernard Filiatre
  4. Antoine Gaudillat - entr. Romuald Foucher
  5. Julien Brasseur - entr. Nick Alens
  6. Anthony Baré - Michel Filiatre

Troisième Manche

  1. Kevin Fouache - entr. André Deraet
  2. Vincent Gérard - entr. Bernard Filiatre
  3. Guillaume Brasseur - entr. Cyril Simon
  4. Antoine Gaudillat - entr. Romuald Foucher
  5. Anthony Baré - entr. Michel Filiatre
  6. Julien Brasseur - entr. Nick Alens

PODIUM :

  1. Kevin Fouache - entr. André Deraet
  2. Guillaume Brasseur - entr. Cyril Simon
  3. Antoine Gaudillat - entr. Romuald Foucher / Vincent Gerard - entr. Bernard Filiatre

 

 

Vincent Gérard (en haut) Anthony Baré (en bas) "les revenants" que l'on retrouve avec plaisir - photo Des Jolis Moments

Kevin Fouache II, le retour - photo Des Jolis Moments

Anthony Baré, les retrouvailles - photo Des Jolis Moments

Guillaume Brasseur - photo Des Jolis Moments

Antoine Gaudillat et Kevin Fouache - photo Des Jolis Moments

Vincent Gérard / Bernard Filiatre / Guillaume Brasseur derrière Cyril Simon que l'on retrouve avec plaisir - photo Des Jolis Moments

Antoine Gaudillat et Kevin Fouache : le show dans les trois manches - photo Des Jolis Moments

Antoine Gaudillat et Guillaume Brasseur auront "fait le job" à Couëron

Antoine Gaudillat et Kevin Fouache

Plus de 200 visiteurs à l'exposition STAYER FR, pour la plus grande promotion possible du demi-fond


14/08/2018
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