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CHAMPIONNAT D'EUROPE A ERFURT : PLEIN DE (BONNES) RAISONS DE CROIRE EN L'AVENIR DU DEMI-FOND FRANCAIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le demi-fond français à Erfurt …

Emilien Clère cinquième de la grande finale. Joseph Berlin-Semon second de la petite finale

 

 

 

Il existe deux façons de considérer la chose …

 

La première, façon blasé-déprimé : « Encore une fois, les coureurs français ont échoué au port, et buté sur la dernière marche du podium … »

La seconde (et c’est cette option que je vais défendre, et j’ai croyez-moi un paquet de bonnes raisons pour le faire) : « Emilien Clère et Joseph Berlin-Semon ont porté haut les couleurs du demi-fond français et ont gravi une marche supplémentaire vers le Top Ten européen »

 

Retour sur image : Vendredi, première manche qualificative.

 

Lorsque notre JBS national hérite de la sixième position sur la ligne de départ, puis quand, au bout de huit tours, on le voit chatouiller les balustrades pour éviter l’équipage polonais à la dérive, évitant on ne sait encore comment la chute, on se dit que décidemment l’enfant ne se présente pas bien pour la délégation française ...

 

Mais que nenni mes bons ! Notre vaillant Joseph, une fois dissipée les affres de ce méchant coup de frayeur, va se remettre fissa  dans le bain de la course avec une maîtrise impressionnante. Après cette séquence héroïque, l’équipage Pacheco/Berlin-Semon n’aura même de cesse que d’aller "tamponner" fièvreusement  les arrières affolés des binômes allemands et hollandais, qui n’avaient vraiment pas besoin de ces coups de pouce du destin. Nos Français resteront constamment dans le match jusqu’au bout, jusqu’à finir dans le tour des vainqueurs.

 

Pour ces poussées d’adrénaline, et ce qu’elles signifient en terme de promesses d’avenir, je dis : "Chapeau l’artiste !"

 

Dans la seconde manche qualificative, c’est un Emilien Clère sur-stressé qui se positionne avec inquiétude en deuxième position dans la file des coureurs au départ. Pourtant nul besoin de paniquer : il suffisait de laisser passer le fringant équipage germanique Harnisch/Bauerlein, de garder un œil serein (je plaisante ...) dans le rétroviseur sur la course de Reinier Honig et Davide Vignano. Et emballé, c’est pesé !

 

Et voici notre Emilien, second de la manche - la plus rapide s.v.p.- qui dissipe les inquiétudes et, comme il sait en prendre la bonne habitude, obtient ainsi  en père peinard (humour toujours) son ticket en finale !

 

Quant à l’Italien Vignano et l’Allemand Retschke hors du jeu dès les qualif’s qui l’aurait parié, mmmh ? Moi je trouve que cela rehausse d’autant la performance de notre champion de France non ?

 

 

Samedi, jour de finales. Marc Pacheco et Joseph Berlin-Semon s’étaient juré de gagner la petite finale.

 

L'intention était louable, mais ils avaient oublié que Robert Retschke avait soif de se racheter de son cinglant échec, des qualif’s et que ce monsieur figure dans le carré d’as des stayers germaniques. Une jambe au-dessus des autres, et rien à faire sur ce coup-là, même si JBS et Marc Pacheco n'en  finiront pas de toute la course d’en découdre avec les équipages hollandais, jusqu’à avoir finalement leur peau, à l'issue d'une fameuse bagarre de polochons, très formatrice (expression à la mode) et révélatrice de leur talent !

 

En grande finale, c’est un Emilien Clère bien plus confiant qui s’installe en sixième position (no comments) dans la file des stayers.

 

La confiance est revenue côté coureur, mais peut-être pas   côté  entraîneur, en lutte avec une piste hostile, et aiguillonné par les « Allez, Allez ! » d’un Emilien Clère plein de mordant (comme toujours) et de culot. Même les roueries des équipages allemands, naviguant au gré des crevaisons opportunes ou des défaillances mécaniques bienvenues, resteront sans effet sur le rendement de notre champion de France, qui ne retrouvera toutefois jamais ses petits dans ce curieux carnaval où l’on ne sait plus qui est qui et qui est où … Dur de se sentir au niveau mais de ne pas pouvoir se situer dans la course … Une fois coupée la ligne, il restera une grosse frustration - plus qu’une déception - pour François Toscano et Emilien Clère. 

 

Pour eux et nous après Erfurt, plusieurs certitudes : celle que demain sera encore meilleur qu’aujourd’hui, que la confiance en leurs moyens ne doit désormais plus jamais quitter nos stayers, et que la roue finira forcément à tourner un jour dans le bon sens …

  

Mais pour aller plus haut, une seule solution : davantage de courses au calendrier français.

 

Il n’existe aucune autre explication à la réussite des stayers allemands que le nombre de courses auxquelles ils participent.

 

Toutes les séances d’entraînement du monde -  même les mieux menées - ne vaudront jamais l’accumulation des courses.

 

Inutile donc de nourrir un complexe face aux stayers étrangers, le talent en France existe. Seules les courses y font défaut ...

 

A méditer partout, et en tous lieux ...

 

 

Patrick Police, pour STAYER FR

le 10 Septembre 2018


 

 

Glop pour Emilien Clère : deuxième dans la deuxième manche direction la finale !

Mieux encore : la confirmation d'un statut

 

Deuxième manche qualificative sur 25 km

 

  1. Daniel Harnish - 22'28"35 - ALL
  2. Emilien Clère - 22'32"47 - FRA
  3. Reinier Honig - 22'34"56 - P-B
  4. Davide Vignano - 22'37"31 - ITA (* qualifié au meilleur temps des quatrième)
  5. Robert Retschke - à 2 t
  6. Christian Kos - à 6 t

 

 

 

 

 

 

Première manche qualificative sur 25 km

 

  1. Franz Schiewer - 23'55" - ALL
  2. Stefan Schäfer - 24'18" - ALL
  3. Jeroen Kaldenbach - 24'18" - P-B
  4. Joseph Berlin-Semon - 25'04" - FRA
  5. Roman Woda - 25'04" - POL
  6. Ocko Gezerick - P-B

 

FINALE 1 - 7   - sur une heure

 

 

  1. Franz Schiewer - Gerhard Gessler (ALL) - 1h 0"49
  2. Reinier Honig - Jos Pronk (P-B) - 1 h 10" 16
  3. Daniel Harnish - Peter Bauerlein (ALL) - à 1 t
  4. Stefan Schäfer - André Dippel (ALL) - à 1 t
  5. Emilien Clère - François Toscano (FRA) - à 4 t
  6. Jeroen Kaldenbach - Patrick Besterman (P-B) - à 9 t
  7. Davide Vignano - Christian Dagnoni (ITA) - à 13 t

 

Finale 8 - 12 - sur 30 km

 

  1. Robert Retschke - Holger Einert (ALL) - 27'26"54
  2. Joseph Berlin - Semon - Marc Pacheco - à 2 t
  3. Ocko Geserick - Jan Wilem Fack - à 3 t
  4. Roman Woda - Roman Martynick - à 3 t
  5. Christian Kos - René Kos - à 4 t

 

 

PHOTO RADRENNBAHN ANDREASRIED

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10/09/2018
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