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DOMINIQUE THIEBAUD : LA PREUVE PAR ONZE

 

 

 

 

 

 

 Tout d’abord, et comme il est de coutume sur STAYER FR, nous allons nous acquitter des tâches administratives. Elles sont arides certes, mais non dénuées de noblesse : attaquons donc hardiment la rubrique état-civil ... Mais ...

Ça y est, je vous vois venir : vous allez me reprocher mon approche genre «  déposition au commissariat » et peut-être aussi mon côté biographico-maniaque.  Si si, je sais ce que je dis. Comme je sais des visiteurs de STAYER FR qui ne liront que cette partie de l’interview (je les plains mais bon … il faut de tout pour faire un blog), et qui me pourriront si, par malheur, il m’arrivait d’écorcher ou d’hasarder un prénom ou une date ...

Mais mesurez ma grandeur d’âme poussée jusqu’à l’ascèse : même eux, je ne veux pas les décevoir.

 

STAYER FR« Donc, cet incontournable préambule expédié : Dominique THIEBAUD, nom, prénom(s), âge, qualités ? »

Dominique THIEBAUD :  « THIEBAUD Dominique Charles Michel. Né le 26 Janvier 1954 à Sancey le Grand, dans le Doubs. Marié depuis trois années avec Christine, après une longue tranche de vie commune (trente-deux années !). Deux enfants : Romain et Léo.  »

 

STAYER FR : « Poursuivons l’interrogatoire : sur la balance et sous la toise, au temps de ta splendeur cycliste, ça donnait quoi ? »

Dominique THIEBAUD : « 1m 74 et 65kg. Rien que du muscle et du nerf »

 

STAYER FR : « Ton premier club amateur a été l’Avenir Cycliste Belfortain, sous les couleurs jaune et bleu duquel tu as disputé, dès 1970, tes premières compétitions cyclistes.

Tu as couru l’année suivante – et ce jusqu’en 1974- sous le mythique maillot Peugeot blanc et noir à damiers, version V.C. Belfortain. Simple changement de nom du club ou syndrome de la bougeotte ?  »

Dominique THIEBAUD : « Rien de tout ça, je n’ai fait alors que répondre alors à la demande du Président du Club. »

 

 

STAYER FR : «  En 1975, tu revêts cette fois le maillot de l’A.S.M Belfort. Fâcherie ? Soif d’horizons nouveaux ? »

Dominique THIEBAUD : « Non. C’était la fin du V.C. Belfortain, et du parrainage de Mr Heckcolney, qui tenait un magasin de cycles à Bainvilliers dans le Territoire de Belfort. Tout naturellement, j’ai donc trouvé refuge à l’A.S.M. Belfort »

 

STAYER FR : «  Bon pour le millésime suivant, je n’insiste pas sur la séquence 75/12-9ème R.G. à Neuf-Brisach. Nul besoin ici d’épiloguer, je vois le genre du club … A l'issue fin 1976  de cette parenthèse marches-de- nuit-champ-de-tir-revue-de-pako, pour ne pas perdre une bonne habitude, tu vas changer de club pour signer un bail de cinq ans avec l’Amicale Club Bisontine ... »

Dominique THIEBAUD : « ... Besançon était le seul vélodrome en Franche-Comté, et j’aimais la piste, alors …»

 

STAYER FR : « Là, je crois voir poindre à l’horizon des drôles de bonshommes en costume de cuir, sur fond de BSA 650 Golden Flash pétaradantes ... Mais poursuivons notre voyage speedé dans le temps pour nous retrouver en 1984 : nous, reprendrons le sillage de la moto plus loin dans l’interview. Donc, cette année là, tenaillé par

l’envie de voir du pays, tu viens grossir les rangs du V.C. Sochaux, pour, l’année d’après, renforcer ceux du V.M. Club Valentigney. En 1986 et 1987, toujours Valentigney, mais cette fois au club Peugeot Cycles, dirigé par Mr Cividino. Derrière ces mouvements, il y a sûrement une bonne raison non ? »

Dominique THIEBAUD : «Sochaux ou Valentigney, c’était du pareil au même, ce n’était qu’un changement de nom, avec les mêmes dirigeants. »

 

STAYER FR : « Pendant ta carrière, si j’ai bien compris (et franchement en lisant ce qui précède j’ai intérêt à !), tu restes donc Franc-Comtois 100% ; tu n’as pas eu de sollicitation de clubs de la région parisienne ?  »

Dominique THIEBAUD : « Pendant toutes ces années j’ai vécu à Baume-les-Dames, dans le Doubs. Je n’intéressais pas les clubs parisiens, je n’étais qu’un simple amateur. A ce sujet, ce n’est qu’en 1985, avec mon second titre de champion de France, que je vais pouvoir disposer d’un après-midi en semaine pour m’entraîner. Auparavant, mon entraînement c’était le trajet quotidien Baume-les-Dames-Pontarlier (environ soixante-dix bornes) pour me rendre au Cabinet de Géomètre où je travaillais »

 

STAYER FR : « Faisons un retour maintenant sur les terres de STAYER FR entrevues plus haut. Le coup de foudre pour le demi-fond, il est arrivé quand, et comment ?  »

Dominique THIEBAUD : « A mon retour du service militaire, en assistant à un entraînement sur la piste de Besançon. Je regardais tourner Max Lefort, le gendre du « Vicomte » Jean De Gribaldy, présent ce jour-là en bord de piste. Intrigué, je monte alors « comme ça », « pour voir », un pignon de 13 dents sur mon vélo de piste, pour expérimenter quelques tours derrière B.S.A. (ou la «  Bambino » du vélodrome, je ne me rappelle plus exactement). C'est comme cela que  j’ai attrapé le virus … Evidemment, cette séquence ne s’était pas déroulée sous l’œil d’un malvoyant, et le « Vicomte » ne laissa pas passer l’occasion : « Reviens la semaine prochaine. Si ça t’intéresse (Ah bon ? - n.d. STAYER FR) tu auras un vrai vélo de stayer ! (notez au passage le machiavélisme benoît du personnage – n.d. STAYER FR

Quatre jour plus tard, grâce aux bons soins de Mr Claude Enard, responsable de l’entretien des motos du vélodrome, qui mit à ma disposition le matériel ad-hoc - et après une seule sortie derrière B.S.A !-, je remportais au championnat de France disputé à Besançon ma série qualificative, ( 7.5 kilomètres contre la montre) en faisant le meilleur temps. A l'issue de la finale, je posais mes deux pieds sur le podium, à la troisième marche, à la gauche de Max Lefort, vainqueur. La mécanique infernale était en marche. »

 

STAYER FR : « Au fait, les « Bambino, ques aco ?  »

Dominique THIEBAUD : « C’était le surnom que l’on avait donné à une moto d’entraînement Royal Enfield, bricolée demi-fond. Elle appartenait à Jean De Gribaldy, je crois bien. Plus tard, il y a eu les Yamaha. Tu me demandes si ça a fait une grosse différence avec les B.S.A ? Les B.S.A. étaient plus « mastocs », c’étaient des vraies motos de demi-fond … En comparaison les Yamaha faisaient un peu « mobylette » »

 

STAYER FR : « Chez STAYER FR   on est vicelards comme pas possible, et on se régale des « ficelles» et autres « trucs » adoptés par les stayers et les entraîneurs. Ne me dis pas que tu n’en as pas quelques-uns à nous narrer, on serait terriblement déçus … »

Dominique THIEBAUD : « Sur la route, j’avais pris l’habitude de pratiquer les départs rapides, sans échauffement - et en compétition -, pour acquérir un surcroît de « caisse » en vue des départs –souvent violents-  des courses de demi-fond. J’allais alors le plus loin possible dans la course avant de « bâcher », après trente ou quarante kilomètres de ce régime brutal pour l'organisme (j’en ai mal aux jambes rien que de l’écrire – n.d. STAYER FR). De plus, avant un championnat, je m’entraînais sur pignon fixe derrière mobylette sur la route, en évitant les bosses. Avec ce genre de pratique, inutile de le préciser, j’étais « blindé » pour les départs ultra-rapides, et je ne me gênais pas pour les servir en course sur la piste. Enfin, toujours pour démarrer rapidement, j’ai expérimenté quelques fois en course le boulonnage de mes chaussures cyclistes directement sur les cages des pédales (un « truc » du sprinter australien Jack Nicholson – n.d. STAYER FR) Ainsi, pas de courroies de cale-pied qui te serraient et donnaient un feu insupportable aux pieds au bout d’une demi-heure de course. Par contre, je n’avais pas intérêt à tomber, car avec ce système, pas de possibilité de déchausser » 

 

STAYER FR : « C’est tout ? On reste sur notre faim … »

Dominique THIEBAUD : « Bon, je continue à fouiller dans ma boîte aux souvenirs ... En cherchant bien je devrais trouver ce qu’il te faut … Voilà, ça me revient maintenant : sur la piste, pendant les échauffements, je prenais mon vélo à roue de 600 et à chasse négative, sur lequel je montais un plateau de 50 dans le but de travailler ma position de stayer, et je roulais ainsi au milieu des autres pistards. Côté matériel et équipement, j’adoptais un maillot « mixte » : soie à l’avant, laine au do pour évacuer la transpiration et être poussé par les remous d’air. Ah oui, ça me revient maintenant : le citron suspendu au bout d’une ficelle – comme les anciens à ce que tu me dis-, et que l’on suce pendant la course ... Ca te va comme ça ?  »

 

STAYER FR : «  Mmmmouais … »

Dominique THIEBAUD : « Je vois que Monsieur est difficile à contenter ... Mais là, je suis sûr que là tu vas apprécier : quand je voulais vérifier si j’étais bien abrité, je crachais au dos de mon motard d’entraîneur. Bien abrité, le projectile collait au dos du pacemaker (Et dire que chez France Demi-Fond, c’est moi qui suis chargé du nettoyage des vestes  des entraîneurs… n.d. STAYER FR) Sinon, c’était retour à l’envoyeur, et là je corrigeais ma position »

 

STAYER FR : « Aaaahhh … Alors là ça fait bon poids, on peut dire que tu nous as gâtés ! On peut maintenant passer à autre chose ... En dépit du fait qu’il t’arrivait de cracher parfois sur tes entraîneurs, tu as eu de bonnes relations avec cette corporation ? Es-tun en mesure de pouvoir les énumérer ? »

Dominique THIEBAUD : « Si j’excepte mon tout premier, celui de ma révélation sur la piste de Besançon - et dont hélas j’ai oublié le nom-, j’ai couru derrière « Jo » Goutorbe, avec qui j’ai remporté un titre de champion de France, Alain Maréchal, Michel Buffet (un autre titre avec lui) et François Toscano. Mais il y en a eu d’autres, l’entraîneur bisontin Vaudiau, Kneisky, Colin … Mais c’est avec Michel Buffet et François Toscano que j’ai entretenu les meilleures relations, et c’est un peu normal, ce sont des « pays »

« Quoi qu’il en soit, le demi-fond, c’est un couple entraîneur + coureur. Il faut impérativement bien se connaître. Avec Michel Buffet, je faisais mes courses sans lui dire un seul mot : c’était le motard qui dirigeait la course. Un bon motard « sent » si son coureur est en forme ou non »

 

STAYER FR : « Tu as disputé onze championnats de France (de 1977 à 1987) (D’où le titre « La preuve par onze » : futé non ? n.d.STAYER FR) Deux victoires (1979 et 1985) et sept podiums supplémentaires : quel joli carton ! Tu te rappelles le premier titre ? »

Dominique THIEBAUD : «  Avec « Jo » Goutorbe, ce jour-là à Grenoble, nous sommes partis … plein gaz, évidemment ! Et toute la course durant, nous avons eu Trentin / Maréchal et Rude / Lachaize aux fesses. Mais ils ne sont jamais passés. Il faut dire qu’ «arrêter » Goutorbe, il savait faire ! Et « arrêter » en demi-fond, cela fait très mal : le cœur monte très haut; le demi-fond n’est pas un sport pour « fillettes » (même si je sais que les femmes font du cyclisme - n.d. STAYER FR ça c'est le couplet préventif à l'intention des chiennes de garde) Par contre, Grenoble, c’était une piste couverte en bois, une piste « courte ». Les tours revenaient vite, et cinquante kilomètres, c’est bien long sur ce genre de tourniquet. J’en avais le tournis, et j’étais obligé de tendre les bras au maximum sur le guidon … Et même de stopper ma respiration dans les virages, à cause de la force centrifuge qui m’écrasait ! Je me rappelle que je ne reprenais ma respiration que lors de chaque passage sur la ligne. Et la piste faisait 210.52 mètres de développement : calcule : j’ai dû donc accomplir cette « gymnastique respiratoire » quatre-cent-soixante-quatorze fois pendant la course »

 

 

STAYER FR : « Deuxième titre en 1985, à Commercy, sur le ciment cette fois  »

Dominique THIEBAUD : « J’avais trente et un ans, huit participations à la course au titre à mon actif, et autant de podiums. Avec Michel Buffet, je n’ai pas changé mes habitudes : départ « à fond les ballons », une spécialité que je continuais toujours à travailler sur la route à l’entraînement.  »

 

STAYER FR : «  Pas d’autre souvenir de cette journée ? »

Dominique THIEBAUD : «Ah si ! Après la course, j’ai eu droit aux congratulations de Jean Court, « Monsieur  Demi-Fond » à l’époque : « Ça me fait ch… que tu aies gagné : tu es vieux ! m’a-t-il dit (en fait c’est surtout le fait qu’il devait du coup m’envoyer au championnat du monde qui a dû le contrarier). Félicitations quand même. » Ça m’a fait chaud au cœur, vraiment. »

 

« Mais puisque les histoires de stayers ont l’air de te mettre en transes, je me rappelle qu’une semaine après, je devais disputer une réunion à Montargis. Michel (Buffet – n.d. STAYER FR-) est venu me chercher à la sortie de mon boulot (j’étais conducteur de chantier) pour nous y rendre. Et nous voilà partis pour un fameux rallye. Première étape, Montargis donc. Mais je n’étais vraiment pas au mieux ce soir-là … Hors de toute condition, sans ressort ni tonus. Mais j’avais le maillot de champion de France sur le dos. J’ai souffert, mais souffert, juste pour ne pas perdre la face, pour défendre le standing du maillot tricolore que je portais … Ça a été une soirée atroce, avec la peur au ventre de montrer au public un champion de France en serre-file sur la piste … Car sur la piste, ce n’est pas comme sur la route, tu n’as nulle part où te cacher, tu es toujours sous les regards du public. Ce moment de misère terminé, ce n’était pas fini : le lendemain, nous courrions à … Carcassonne. Re-rallye. Re-Galère, car je n’étais pas mieux que la veille. Mais pas le temps de récupérer : le lendemain après-midi nous courrions à Mourenx ! Route de nuit interminable et le lundi matin, j’étais au boulot. Pas forcément frais et pimpant, certes, mais au boulot. »

« Dans le même genre, pour une course à Rennes, dont le départ était donné à vingt heures, alors que nous partions à cinq (trois coureurs + deux motards) dans la 504 (Peugeot, évidemment) sur laquelle était juchés trois vélos de piste, voilà que le moteur explose à hauteur de Dijon. Il restait 630 kilomètres pour rejoindre Rennes. Que faire ? Je téléphone au Comité, et Mr Bouilley nous amène la voiture du comité pour finir le voyage. On est arrivé à huit heures juste au vélodrome, les motos pétaradaient déjà sur la piste. Juste le temps de sauter dans le cuissard, et c’était parti pour un départ sans échauffement. Je m’y étais préparé, mais dur dur quand même. Là les poumons explosent et le cuissard devient trop petit pour les cuisses qui enflent, la langue en sang quand tu l’as mordu pour pouvoir oublier et surpasser la douleur musculaire. C’est ça l’amateurisme … et au sens noble du terme non ? »

 

STAYER FR : « Passons maintenant à la question qui fait de la peine : les championnats du Monde et toi, ça n’a pas été une histoire d’amour hein ?  »

Dominique THIEBAUD : « J’ai disputé trois tournois mondiaux. Le premier « à la maison » à Besançon, en 1980. Le second à Amsterdam, deux ans plus tard. Et le troisième à Zurich, en 1985. Et c’est vrai que ça n’a pas été la fête. Je n’étais pas au niveau mondial, à l’évidence, tout comme mes camarades de l’équipe de France. Bon an mal an j’arrivais à aligner une vingtaine de courses derrière motos, mais clairement, il en fallait plus pour lutter contre les « gros calibres » hollandais et allemands. Même si en 1985 à Zurich, en qualification, je ne suis pas passé loin : à deux de front avec mon adversaire, à la lutte et à fond, je reste au-dessus et échoue d’un rien à accéder en finale. En 1980 à Besançon, j’ai peut-être été trop impressionné et écrasé par l’évènement (le championnat du Monde, « chez moi » !) Quand les tribunes du vélodrome sur lequel vous vous entraînez, et qui sont d’habitude vides ou clairsemées, sont remplies, c’est impressionnant, on se sent tout petit au centre du vélodrome. Mais j’ai fait mon maximum ce jour-là »

 

STAYER FR : «  Un an après, en 1986, vous échouez pour la première fois au pied du podium.  »

Dominique THIEBAUD : « Il faut dire que ça n’allait plus … je souffrais depuis longtemps de problèmes de vertèbres récurrents. A force de sciatiques, il a bien fallu passer un jour sur le billard. C’est pendant l’hiver 1985 que je me suis décidé à « sauter le pas » et à me faire opérer pour régler le problème. D’ailleurs, le lendemain de la course de demi-fond des Six Jours de Bercy à Paris, j’entrais à l’hôpital. Opération, anesthésie … une opération qui a consisté à me souder les vertèbres … Marrant, après cette opération, j’ai gagné en souplesse … Par contre, ma « mécanique », elle, s’est irrémédiablement déréglée … c’est fragile un coureur cycliste, il suffit d’un grain de sable  parfois. Et à partir de ce moment, je n’ai plus jamais retrouvé mon rendement habituel »

STAYER FR : « En 1987, ça ne s’arrange pas … et ça finit mal  »

Dominique THIEBAUD : « A Saint-Denis de l’Hôtel, sur une piste balayée par une sorte de tornade, je vais abandonner à vingt-six tours de la fin … ça ne « gazait » plus du tout, je n’avançais plus. Je n’étais plus dans le coup. Mon seul abandon, pour ce qui sera mes adieux au demi-fond. »

 

STAYER FR : « Le pire est à venir  »

Dominique THIEBAUD : « Un mois après, alors que je supervise un chantier de travaux publics à Exincourt, près de Montbéliard, je me fais percuter par une voiture, une Peugeot – (à cinq cents mètres de l’usine Peugeot, quelle ironie … ) le conducteur – un retraité - était pressé, vous comprenez … Résultat, je me retrouve en coma 2/3, emmené à l’hôpital de Besançon : 12 journées dans le coma, une diplopie, les ligament des genoux distendus, et un bras cassé par-dessus le marché. Opération. Hélas, je fais un mauvais réveil, et j’attrape une hépatite médicamenteuse. Résultat des courses : trois mois d’hospitalisation »

« Le 23 Septembre 1987, je peux dire que mon existence a basculée. Handicapé à 49%. Ma vue, mon équilibre, genoux et coudes affectés … le vélo c’était déjà dur. Là c’est devenu impossible. J’ai tiré le rideau, et du jour au lendemain le vélo a disparu de ma vie. Vingt années sont passées sans même aller voir une course, ni pratiquer un quelconque sport : je ne pouvais plus courir. Côté travail, sympa, mon employeur m’a licencié. Et pour aller jusqu’à la retraite, j’ai fait le taxi à Besançon pendant dix années  »

« … Plus de vélo … Pourtant, là, j’avoue que ça me fait plaisir d’évoquer ma carrière avec STAYER FR. »

 

 

 

 

Dominique THIEBAUD, c’est :

107 victoires (route et piste confondues),

douze titres de champion de France-Comté sur piste,

deux titres de champion de France de demi-fond

– plus sept fois sur les deux autres marches du podium -

 

un record de France des 50 km derrière motos départ arrêté

en 41’27’’41 moy. 72.364 km/h

(ancien record : Lucien Bottiau en 41’43’’90/100)

établi sur la piste de Besançon le 20 Octobre 1979


Patrick Police pour STAYER FR 

Avec tous mes remerciements à Dominique Thiebaud

 

 

 

 

 

La première, la plus belle ...

Grenoble 1979 : en piste vers un premier titre, derrière Jo Goutorbe

Grenoble 1979

Grenoble 1979 : le podium avec les numéros dans l'ordre

Grenoble 1979 : de gauche à droite Jean-Claude Rude, Dominique Thiebaud et Pierre Trentin

Commercy 1985, Dominique entre Bruno Garnier et Jean-Charles Vigne

1985 : un autre maillot, une autre coupe de cheveux

Vous l'avez lu comme moi dans l'interview : Dominique ne fait plus de vélo ...

REVIVEZ LE CHAMPIONNAT DE FRANCE 1979 EN CLIQUANT SUR CE LIEN !

REVIVEZ LE CHAMPIONNAT DE FRANCE 1985, CLIQUEZ !



29/05/2018
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